samedi 18 décembre 2010

Encore ratée



Encore un drame des expulsions locatives. Ce pauvre rongeur s'est vu opposer porte close. Espérons qu'il a pu regagner sans encombre son (mon!) local à ordures (et qu'il n'est pas en train d'écumer les étages, l'estomac dans les talons, en quête de mollets mal vaccinés contre le tétanos).



© Romuald




Quand je vous dis que c'est de la pure mixité, cet immeuble.

D'un autre côté ça change agréablement des cafards et des iguanes.
(Un peu de sang chaud! Olé!)

(J'hésite à imprimer la photo en carte postale pour envoyer mes voeux à mon bailleur.)

Allez, pis joyeuses fêtes, hein!



samedi 11 décembre 2010

Sale type

Aujourd'hui j'ai reçu UNE réponse à la demi-douzaine de lettres que j'ai envoyées il y a dix jours pour protester contre les lettres-types dont je suis inondée.

En effet, quelle que soit la nature de ma demande, de mon grief ou de mon hystérie, la mairie ne sait que me renvoyer une lettre-type.

Contexte de ma dernière missive:
Un matin je me levai aux aurores (8h39) et j'allumai mon cerveau annexe (France Inter), seule manière efficace de me connecter au monde. Mal m'en prit puisque je tombai en pleine interview de Monsieur Jean-Yves Mano, autrement connu comme monsieur l'adjoint au maire responsable du logement de Bertrand D., voire Monsieur le président de l'Opac (tiens, ça me dit quelque chose). Ce gai-luron (voir photo) se défendait, agressé par des journalistes (sont méchants ces gens, n'importe quel membre du gouvernement vous le dira) refusant de faire comme s'ils ne savaient pas que certains HLM sont occupés par des gens riches. Ou juste assez aisés pour aller ailleurs. C'est La tribune qui a craché le morceau en preum's (enfin ya moi aussi mais personne ne lit mes lettres, c'est un scandale).

Monsieur Jean-Yves Mano est bien d'accord: c'est proprement scandaleux. D'ailleurs il va faire le ménage dans tout ça, et d'ailleurs les services concernés labeurent jour et nuit pour remédier au problème.

Ca m'a un tantinet agacée, dans la mesure où moi, j'écris régulièrement à l'univers entier que je gagne trop de sous pour justifier un logement HLM et que je suis volontaire pour aller ailleurs, non, même pas dans plus grand, juste dans plus cher (et évidemment, faut pas pousser l'iguane dans la cage d'escalier non plus, plus près de l'école pendant qu'on y est). Un PLI (logement intermédiaire), quoi.
Ce qui permettait de libérer mon FANTASTIQUE (dans mon pays les majuscules sont une marque d'ironie) logement en faveur d'une famille vraiment défavorisée, vu que c'est quand même trois pièces et quand même moins de 600 euros par mois (et dans mon immeuble vous n'imaginez même pas combien certaines familles arrivent à caser de membres dans trois pièces).

Donc, reprenons, j'étais agacée.
Étant donné l'heure matinale, ma légendaire timidité et le refus catégorique de mes cordes vocales de donner de la voix avant d'avoir avalé l'ami du petit déjeuner, hors de question d'appeler France Inter pour déverser ma faconde dans l'oreille de Monsieur Mano et des milliards d'auditeurs. Donc, j'ai fait comme d'hab: j'ai écrit. A monsieur le président de l'Opac, of course, mais j'ai un peu mis en copie la terre entière (l'autre jour à la Poste l'employé, qu'il soit béni jusqu'à la douzième génération, m'a indûment refilé un carnet de timbre. J'en profite). Dont la mairie, mon interlocuteur aveugle, sourd et muet favori.

En gros, ma lettre disait ça:
Cher Monsieur Mano, moi je suis dans le cas des gens dont vous causez, je peux payer plus que mon loyer actuel et filer mon appart à des pauvres, seulement quand j'écris à ma mairie socialiste pour leur dire ils ne font rien qu'à me répondre des lettres types. Quoi faire?

J'aurais pu rajouter "et c'est pas la mairie qui me contredira", car ce matin, donc, j'ai reçu la réponse de "Le secrétaire administratif Catherine Della Valle" (on est pas très féministe de la syntaxe à la mairie du XVIIIe semble-t-il), qui me renvoie une lettre-type pour accuser réception de ma lettre me plaignant de recevoir des lettres types.

Ubu maire, vous connaissez? Merdre alors!



jeudi 2 décembre 2010

Malédiction aquatique

Après des mois et des mois de plocs du plafond, c'est le radiateur de la cuisine qui se met à goutter. Les cafards ont enfin l'eau chaude dans la douche.


Illustration: la fuite de la cuisine (ou: Chérie, le chat! On a oublié le chat!)

mardi 16 novembre 2010

Noir! C'est noir!

Un samedi matin, à neuf heures (dès potron minet, quoi, sans blague, un SAMEDI!), nous fûmes réveillés par des coups de masse (boum), de perceuse (vrille), et des lamentations (les miennes. J'avais naïvement caressé l'idée d'une matinée bien grasse, ça arrive parfois, quand les voisins oublient de me se réveiller).

Comme je ne manque jamais une occasion de me jeter sur le premier cliché venu, je me hâtai de maudire mes voisins du dessus qui présentent l'immense avantage de me servir de réceptacle à râleries et récriminations (zavaient qu'à pas fuiter neuf mois dans ma cuisine). (Et je parle même pas des cris et autres vacarmes télévisuels, je serais malpolie très vite).

Mais, que justice soit faite, pour une fois, ce n'était pas eux.

C'était Paris Habitat, soutenu par les gentils ouvriers d'Otis, qui venait de décider au bout de deux mois d'immobilisme de réparer l'ascenseur en panne. Mais un samedi à neuf heures, hein, car la semaine ils doivent aller bosser dans les immeubles où ya des gens susceptibles de se plaindre que le ouikende, ils veulent dormir.

Quelques Dolipranes plus tard, ayé c'était fait. Ils ont même remplacé la porte palière, la nouvelle est d'un joli noir-déprime qui va assez bien avec le reste de la déco.


La vieille porte verte est plantée dans la cour, on attend le printemps, voir si elle fait des petits.


Du coup, d'émotion, l'autre ascenseur en est tombé quasiment instantanément en panne. Râââ.


jeudi 4 novembre 2010

Marteau, pis coeur

Quand les Feux de l'amoûûr de la voisine du dessous (oh Joooooohn, pourquoi m'as-tu caché que j'attendais un enfant de toi?) sont couverts par les coups de marteau polyglottes du voisin du dessus, grande est la solitude de la traductrice esseulée.

(Je ne sais pas à qui attribuer le © de ce Shaddock, je l'ai pompé sur le site d'une dame qui l'avait pompé sans dire où).

dimanche 31 octobre 2010

Ca pèle

L'automne est là, les feuilles tombent, les ptits vieux glissent sur les trottoirs mouillés, les chrysanthèmes surgissent aux vitrines des fleuristes tels des boutons sur le front prépubère.

Il fait gris et moche, et dehors aussi, le carrelage du hall 5 avance à grand pas dans la mochitude, les voisins se livrent au hurlement automnal pour être bien prêts à crier cet hiver. Ca pèle dehors, ça pèle dedans. Dans ma cuisine, la ploquitude a vécu, maintenant c'est opération séchage.

Tant qu'il pleuvait dans l'évier, je croyais, grande naïve, que seul le plafond était atteint. Mais j'assiste hélas chaque jour à un effeuillage en règle de la peinture de la cuisine. Shocking.




Et mes pauvres petits n'en mènent pas large. Ils ont beau essayer de cacher de leur corps l'impudique déshabillage des murs de la cuisine, ils sentent bien que ça va leur tomber dessus à court terme. Et moi au lieu de voler à leur secours, je les prends en photo. En cela j'obéis aux normes morales de notre XXIe siècle: tu prends en photo d'abord, tu discutes ensuite.

Je vous laisse juge de leur désarroi et du mauvais traitement que je leur réserve. Mais je veux qu'on sache que j'ai toujours pris le plus grand soin d'eux, de la grande comme du petit, et ce dans les nombreux appartements où je les ai trimballés. J'en profite pour leur faire passer un message qui les fera, j'espère, réfléchir à deux fois avant de se lancer sans moi dans la banquise du vaste monde, découragés par leur conditions de vie et la mauvaise hygiène que bien malgré moi je leur impose : mes chéris, ça ne durera pas toujours. Un jour on habitera dans un endroit salubre à nouveau. Sans cafards qui vous marchent dessus, sans peinture écaillée, sans voisins hystérico-fouteurs de gueule pour vous tenir réveillés la nuit. Tenez bon. Et surtout, comme vous l'avez fait pour la photo, restez toujours solidaires et ne vous séparez pas: à deux, on est plus forts.


mercredi 6 octobre 2010

Amuse tes amis

L'ascenseur est tellement, définitivement, désespérément, indubitablement, incroyablement, honteusement, bêtement, extrêmement, parfaitement en panne que les carreleurs s'en servent de LAMPADAIRE, tant ils sont convaincus que plus personne, jamais n'en ouvrira la porte:



Et ils l'enlèvent même pas en partant le soir. Certes, l'idée qu'un réparateur puisse intervenir après 17h est assez ridicule.

Qu'est-ce qui est vert, mais qui monte et qui descend plus du tout?
Un iguane dans mon ascenseur...

lundi 4 octobre 2010

pluploc

Il ne pleut plus dans la cuisine.
(Sauf la nuit dernière dans mon rêve, et c'était la mousson.)

J'ai envoyé aux voisins du dessus Monsieur D. un homme très très grand et trèèèès costaud, ainsi que pas mal noir, et qui en impose un max. Que quand il te regarde avec un sourire tu voudrais qu'il soit ton grand frère ou qu'il ait été là le jour où cette raclure de Christine D. t'a monté un guet-apens en CE1 et que tu t'es fait casser la gueule par tous ses potes au fond de la cour, alors que toi t'y allais pour jouer à l'élastique (t'aurais dû te méfier de cette envie soudaine de jouer avec toi au fond de la cour, derrière les toilettes, pendant que les maîtresses grillaient leurs clopes en salle des prof), bref, ce jour-là ça aurait été bien pratique d'avoir un géant très musclé pour leur rectifier la façade.

Là en l'occurrence, parce que finalement les clichés ont la vie dure et qu'un grand noir baraqué fait toujours meilleure impression qu'une petite blanche sans couilles, surtout quand il s'agit de revenir sur le droit chemin et de réparer un robinet, la force a eu raison de la bêtise et deux jours plus tard ça ne ploquait plus.

Le tout sans prononcer un seul mot de bangladais.

Je suis même pas sûre que Monsieur D. ait eu besoin de leur dire qu'il était expert en assurance.

mardi 28 septembre 2010

C'est pas très gentil de se moquer...

Depuis février dernier, des ouvriers avides d'insertion se sont attaqués à la lourde tâche de décarreler les halls d'entrée des trois immeubles qui forment notre joyeuse cité, pour recarreler en plus moche. Enfin, chacun ses goûts, mais nul ne peut nier que l'intention soit louable, puisqu'il s'agit d'améliorer notre cadre de vie tout en occupant sainement des jeunes pour (presque) pas un rond, tout en recyclant des invendus de carreaux couleur vomi.
Donc avant, en entrant dans notre petit paradis urbain, on voyait ça:



Maintenant, on a la chance de voir ça (enfin là où c'est fini, parce que c'est loiiiin d'être terminé):



(remarquez la jolie frise carreaux-cassés, c'est les grumeaux), décor qui m'a valu l'autre jour d'entendre une mamie à cabas s'exclamer avec une indignation mêlée de découragement "TOUT est moche ici!" en entrant dans le hall.

Et comme Paris-Habitat a un goût de l'esthétique qui confine à la perfection, et qu'il n'est pas question que nous ne jugions pas à leur juste valeur les efforts et l'argent investis dans la déco, on a même un échantillon avant/après, pour bien se souvenir comme on a de la chance d'habiter là:






J'en profite pour lancer un appel: cela fait aujourd'hui plus de 25 jours que l'ascenseur de gauche est en panne. Les gens coincés dedans vont finir par s'agacer.

mercredi 22 septembre 2010

La bête immonde

Avant j'aimais la nuit. La sensation de solitude peuplée que seule peut procurer la ville, le retour sur soi après une journée de côte-à-côte, la sensation de préparer doucement son corps et son esprit au repos qui permettra, demain, de recommencer une journée comme on recommence sa vie. J'aimais me blottir dans un livre et avoir la liberté silencieuse de choisir de m'en extirper, le temps d'une parenthèse tilleul-menthe (un sucre). J'aimais, dans le noir, parcourir le couloir et aller sentir les cheveux des enfants qui dorment et qui transpirent cette odeur si particulière de rêve. J'aimais sortir, arpenter la ville en veille aux allures de décor de cinoche, entendre mon pas résonner ou sentir le trottoir sous mon pied souvent nu, et rentrer digérer mes songeries au fond d'un lit protecteur.
J'aimais décider, à deux heures du matin, que l'heure était venue de sortir la cire et la pince, et m'épiler à l'orientale parce que bon, là, maintenant, j'ai envie.
J'aimais m'allonger par terre et regarder le dessin des ombres projetées par la flamme trémoussante d'une bougie. J'aimais prendre un papier et un crayon et écrire des conneries géniales qui paraîtraient d'une déconcertante puérilité le lendemain matin.

Et aujourd'hui, avec ces saloperies de bestioles, qui sont là, qui me guettent, qui se jettent entre mes pieds si je me lève trop tôt, et dont j'entends le chant de victoire à présent que les nuits rallongent et que mes jours raccourcissent, qui savent que l'appartement, l'immeuble, la cité sont à elles, la nuit, j'ai une boule qui me serre la gorge à mesure que l'obscurité gagne, j'allume frénétiquement toutes les lumières de la maison, et j'ai envie de me barricader hors de chez moi. Je lis en croyant voir passer, du coin de l'oeil, des cafards sur la table de nuit. Je me réveille en sursaut, persuadée qu'ils courent sur ma joue. Et je n'ose plus sortir, de peur de ne pas avoir le courage de rentrer.

Et sur l'écran noir de mes nuits blanches, comme disait Claude, c'est ce genre de cinéma que je me fais:




(Oui, je crains qu'une bête ait été blessée pendant le tournage, et précisons qu'il a fallu une bonne trentaine de pulvérisations de spray "Kapo" (ce nom est rigoureusement authentique, et comment peut-on appeler un insecticide comme ça sans avoir mille procès sur le dos je sais pas) avant de parvenir à neutraliser ce cloporte qui semble le produit d'un croisement entre un cafard et un mammouth).

Je tiens aussi à souligner qu'une fois la créature totalement décédée, il m'a fallu sniffer du kapo pour avoir le courage de la balancer par la fenêtre. Car elle était trop grosse pour passer par le trou de l'évier.

dimanche 5 septembre 2010

Comment reconnaître un cafard

Comment reconnaître un cafard?

S'il marche sur ses pattes de derrière, s'il vous regarde avec de grands yeux vides et vous envoie six mois après le passage des peintres et du dernier coup de rouleau une lettre d'une grande dignité expliquant que Madame, si vous ne laissez pas les ouvriers avoir accès à votre appartement, les travaux ne seront jamais effectués, ce n'est pas un cafard. C'est le gérant.

S'il se déplace les yeux aux sols et vous ouvre la porte de l'ascenseur avec flagornerie et l'air gêné, et vous répond "pas parle français" quand vous lui dites que son tuyau dégouline depuis huit mois dans votre cuisine, ce n'est pas un cafard. C'est le voisin du dessus.

Si elle vous regarde avec un grand sourire et vous félicite sur la beauté de vos mômes dans l'ascenseur, en ajoutant "ils sont bien blonds et ils ont les yeux bien bleus, ça fait du bien de voir ça," ce n'est pas un cafard, c'est pire. Même l'insecticide n'y pourra rien. Mais dans le doute, on peut taper. Pour qu'elle s'écrase.

S'il vous dit d'un air innocent, affairé et enjoué "ah bon? Vous n'avez toujours pas de trappe chez vous?/les désinsectiseurs ne sont pas passés?/ya plus de lumière dans votre couloir?/ils ont dit qu'ils allaient réparer l'ascenseur/je suis aux poubelles" ce n'est pas un cafard, c'est le gardien.

Si elle est assise dans une chaise roulante, maquillée comme une voiture volée, qu'elle vous traite de morue parce que vous n'avez pas de clopes à lui donner, et qu'elle vous salue comme sa meilleure amie cinq minutes après, ce n'est pas un cafard, c'est Ginette. Ginette est un rayon de soleil (un jour je la prendrai en photo, promis).

S'il a quatre pattes, des poils, vomit sur le tapis, chie sur le lino, réclame à manger toute la journée, défèque des étrons décorés au bolduc et mange vos cheveux à 6heures du matin, ce n'est pas un cafard, c'est le chat.

S'il est tout froid, tout raide, tout vert, tout mort et les pattes en l'air, ce n'est pas un cafard, c'est un iguane dans mon ascenseur.

S'il répond à toutes vos lettres, quel qu'en soit le contenu, par une lettre-type impersonnelle et à côté de la plaque, avec le scan de la signature de Monsieur le responsable/le maire/l'adjoint/le pape, ce n'est pas un cafard, c'est l'employé de mairie qui a ouvert/jeté mon courrier.

Si elle a les nerfs en pelote, les cheveux en pétard, le palpitant à rude épreuve, le moral dans les chaussettes et une tablette de chocolat dans le tiroir, ce n'est pas un cafard, c'est moi.

Alors bon comment reconnaître un cafard?

A suivre...

dimanche 29 août 2010

N'en jetez plus.

C'était bien les congés payés?
Bon.
(J'aime bien demander ça parce que moi je n'ai que des congés pas payés, alors les vacances rémunérées ça a toujours un petit côté Bisounours pour moi. Eh oui, le front populaire n'est pas passé partout).

Il a bien fallu rentrer donc, pour gagner la pitance, financer les taille-crayons et combler le trou de la banque.

Heureusement que devant ma fenêtre ya du vert (des bouleaux? Platanes? Peut-être des sapins en fait. Je ne sais pas mais déjà j'ai reconnu que c'était des arbres) et quatre étages plus bas il y a du lierre, des orties, de la verdure, bref, un vrai petit coin de bonheur champêtre absolument verbotten à la circulation des pouilleux qui résident dans le HLM.

D'un autre côté, étant donné que mes co-pouilleux passent leur temps à confondre la fenêtre et le vide-ordure, c'est moyen dommage, et pour la sécurité de tout le monde, c'est mieux. Moi-même, j'avoue, il m'est arrivé de défenestrer des cafards chopés en flagrant délit de pérégrination sur le lino en me disant, que, quand même, même s'il survivait au choc, il allait quand même pas REMONTER la façade sur quatre étage et revenir pile dans mon appart à MOI?

Bref, tout ça pour dire que quand on prend le risque de pencher la tête par la fenêtre, quitte à se prendre un sac poubelle, un cafard en vol plané ou une vieille serviette hygiénique usagée (j'invente rien, HÉLAS) sur le coin du bonnet, on voit des trucs assez originaux parfois, dégueulasses toujours.

Mais alors là, vu l'actualité des derniers jours et la propension limite décente de certaines mamans à immoler leur progéniture par vol plané ou congélation rapide, j'ai failli trouver le panorama de mauvais goût:



Bon, c'est vrai, d'un autre côté, deux mois de vacances avec les enfants ça peut parfois donner envie de les coller par la fenêtre. Ca me rassurerait quand même de savoir que la gamine qui a fait ça sait que jeter bébé avec l'eau du bain, c'est une expression.

J'attends le moment où ils vont pousser Mémé dans les orties.

mardi 24 août 2010

Arsenic et vieilles antennes

En fait j'étais pas vraiment en vacances ces derniers temps, je faisais juste semblant. Telle l'autruche poursuivie par le dromadaire en chaleur, je mettais ma tête dans le sable, bien profond. Les esgourdes bouchées à l'émeri, je faisais comme si aucun ploc ne venait de la cuisine (chez France Gall le désert avance, sur le plafond de ma cuisine c'est l'humidité qui gagne du terrain. L'été n'a pas été sec, mais le melon est quand même mort - pourriture. Je ne l'insulte pas, je crois juste qu'il a été trop arrosé par les voisins- du dessus).

Et puis un vilain cafard poilu (oui parfois ils sont poilus, je dis ce que je veux, et si je veux boire du Baygon personne ne m'en empêchera) s'est chargé de me remettre les pieds sur terre en se jetant à mon cou à l'ouverture du lave-vaisselle (je reprendrai bien un peu de Fly-Tox avec ma compote).

Donc après mon imprimante, c'est ma machine à laver la vaisselle qui est désormais blindée d'insecticide. Je ne sais pas à quel point l'électroménager est prévu pour résister au poison, et je me demande si je ne vais pas inviter mes voisins à manger dans mes assiettes toutes propres sorties de la machine.

Bref, les affaire reprennent. Fuites, cafards, odeurs de poiscaille et hurlements, pas de doute, c'est déjà la rentrée...

mardi 20 juillet 2010

Sous les pavés, heu...les cafards?

Je suis en vacances.

Au bout d'une semaine à la mer, je suis repassée, l'espace d'une nuit, dans mon antre maudite. Ben c'était la fête du slip. Le melon melonnait, les cafards cafardaient, c'était à la fois repoussant, sale et ridicule de grouillitude. Chaque pas dans la cuisine provoquait la fuite paniquée d'un cancrelat dérangé, et la vaporisation de mon pote Baygon vers la plinthe a fait jaillir des cafards paniqués qui ont poussé leur dernier soupir au milieu du lino.

Mais comment font-ils pour, en cinq minute, anéantir totalement mes provisions de zénitude et d'énergie laborieusement accumulées pendant sept jours d'avalage de chocolat, teurgoule, et autres rocher suchard?

Du coup, dégoûtée, je suis repartie pour trois semaines. J'imagine qu'à mon retour nous glisserons joyeusement sur un tapis de blattes qui auront enfin pris le pouvoir, et je prie pour que le plafond de la cuisine, qui ne demande qu'à s'écrouler au bout de sept mois de dégoulinade non-stop, ait profité de mon absence pour faire descendre les voisins au niveau de mon bac d'évier.

Et sinon, ben, on continuera la lutte.

vendredi 9 juillet 2010

J'irai cracher sur vos baux

Voilà.
Alors j'avais trouvé un super-plan dans le privé. Dix mètres carrés de moins qu'ici, et 800 euros de plus (DE PLUS!) par mois. Mais dans ma desespérance d'épargner le (double) kilomètre quotidien à mon Gavroche aux petites pattes, dans mon fol espoir de ne pas tomber sur un cafard en allumant la lumière de la salle de bain le matin, dans mon illusion naïve de fille qui croit qu'elle peut faire grandir ses mômes ailleurs que dans l'amiante et l'odeur de sardine grillée au petit-déjeuner, j'étais PRÊTE à ne plus bouffer que des pâtes à rien et à donner des cours de gouache sur boîte de conserve aux bobos montmartrois, et j'avais dit banco. Je prends.

Et puis la réalité m'est tombée sur la gueule.

"Madame, vous n'êtes pas salariée."

Autrement dit, "Vous puez de la gueule, Morue, et auriez-vous les revenus de Bill Gates lui-même, si ya pas la signature de votre seigneurémaître, aka le PATRON, au coin de la feuille de paie, vous pouvez vous la carrer dans l'échalote et faire la danse du cerfeuil mou, on vous louera point, c'est niet."

Ô rage, ô désespoir.

Un jour je serai riche, célèbre et propriétaire foncière, et j'irai pisser dans vos boîtes aux lettres de gestionnaires de patrimoines de mes deux.

mardi 6 juillet 2010

prends-en, de la graine

Plic, ploc.
Ca ne s'arrête jamais.
Je me ploquifie. Je ploquoie. Je plocationne. Ploc. Ploc. C'est la ploquitude absolue dans la cuisine. Ploc. Le soir je me couche, je m'emploque, je rêve en ploquivision. Le matin le réveil ploque et je plic une crise. Je mange du plic, je bois du ploc, les enfants me font ploquiser trois fois par jour.
ploc.
Ploc.
PLoc.
PLOc.
PLOC.

Problème
Latent
Orrible (oui, je sais, c'est mon blog, je fume mes H si je veux).
Cannibalistique.

Ploc.

Et puis un jour....
Pour moins entendre le plic, le ploc, j'ai mis un genre d'éponge carrée au fond de l'évier.
Ploc. Pluc. Pluc. Pluc.

Et puis, un jour.....
Nous avons mangé du melon.
Et un pépin s'est fait la malle, ni vu ni connu, sous l'éponge.
Pluc.
Pluc.

Et puis, un jour....



Rapprochez-vous un peu, pour voir.



Donc voilà. c'est officiel, il pousse des melons dans ma cuisine. Et moi qui chouignais de ne pas pouvoir mettre de fleurs aux fenêtres.
A un iguane dans mon ascenseur, un cafard dans mon lave-vaisselle, un rat dans la sandale de Cosette, et un vélo dans la tête de mon gérant je vais pouvoir rajouter un melon dans mon évier.

Je sens les goulus, les gourmands, me dire que quoi, j'ose me plaindre, alors que je vais bientôt (?) pouvoir manger du melon aux frais de la princesse, tout ça.

A ces envieux je rappellerai que la belle plante est nourrie à l'eau sale des voisins non moins crados du dessus. Qu'ils viennent y goûter, s'ils l'osent.

En attendant je n'y touche pas, les cafards aussi ont droit à leur Paris-Plage.

lundi 28 juin 2010

Le retour du ploc

A la demande générale d'au moins un lecteur, en exclusivité une preuve filmée du ploc de la rue Vauvenargues.

Contexte: il y a eu des périodes d'accalmie, mais là depuis plusieurs semaines c'est non-stop.
Et c'est comme ça depuis plus de six mois.

Le voisin est au courant (il s'en fout).
Le gardien est au courant (il s'en fout).
Le gérant est au courant (il s'en fout).
La prise est au courant (hahaha.)
Enfin, elle est surtout pas très loin de la fuite, l'applique électrique. Plic, ploc, boum.



© Romuald
Voice over: Anna.
Idée originale: les dingues du dessus.

vendredi 25 juin 2010

A Trappe, couillon

Voilà-ty pas que je me rends compte que je vous ai pas encore parlé de ma trappe de cuisine!
(Ma cuisine recèle un nombre illimité de sources de posts. Il continue à pleuvoir dedans, d'ailleurs, je dis ça au cas où Monsieur mon gérant passerait par là).

Alors quand je suis arrivée dans ce splendide appartement, dans le mur de la cuisine yavait ça:




Je pense qu'on peut raisonnablement appeler ça un TROU.

On m'a assurée qu'ON y mettrait une trappe. c'était il y a 723 jours environ. Depuis j'ai réclamé ma trappe à tous les représentants de Paris Habitat, gardiens, gérants, plombiers, femmes de ménage, réparateurs d'ascenseur, bref à tout ce qui bouge. Rien n'y a fait.

Je me suis décidée en attendant à boucher le trou avec du papier adhésif vert.
Et puis comme je suis une fille, au bout de 600 jours, je me suis lassée du vert.
(Bon j'ai été pas mal aidée dans ce revirement par le monsieur qui relève les compteurs d'eau du trou, et qui m'oblige à arracher le papier adhésif tous les six mois, après on peut le remettre mais ça fait des plis, c'est très inélégant, c'est pas parce qu'on a un plafond qui goutte, une peinture qui s'écaille et des cafards qui se croient à Disneyland dans la litière du chat qu'il faut se laisser rider le vénilia quand même).

Donc, un beau jour, arrachage ferme et définitif du papier vert.
Et hop!
Qu'est-ce qui était collé sur l'adhésif, côté trou?
Agathe la blatte et Nicolas le cancrelat!

C'est pas méga-méga rapide comme technique d'extermination mais ça a l'air efficace.


Donc, dans un esprit combinant esthétique, coquetterie et pompes funèbres, j'ai décidé que mes prochains cafards du trou caneraient dans un esprit désuet et confiturier, non sans rappeler les nappes de nos vacances d'antan, et qu'ils entendraient dans leurs derniers instants les cigales d'Italie grincer dans leurs antennes (sauf qu'en fait ça fait ploc tout le temps dans la cuisine, à cause de la fuite).



Dégueulicht, nein?

samedi 19 juin 2010

Interlude

En attendant que je remette de l'ordre dans mes hormones, un peu de (bonne) (sisi, très bonne) musique:




Je m'y retrouve assez, sauf que les cafards, rien à faire, ça me fait pas marrer.

mardi 15 juin 2010

SORTEZ-MOI DE LÀ

Ils sont partout? Ils sont partout.
Vos murs viennent de trembler? ce n'est pas l'orage, c'est juste moi qui viens d'ouvrir le tiroir de mon imprimante pour y mettre du papier, et qui me suis fait surprendre par un énorme cafard catégorie trois mille, qui s'est mis à courir comme un dératé pendant que je hurlais comme une hystérique.

En plein jour (en principe ils n'aiment pas la lumière. En vrai, ils s'en foutent, les miens).

Alors dans la cuisine, je dis pas. C'est chaud, c'est humide, ya à manger. Ca reste dégueulasse mais ça fait limite circonscrit.

Dans la salle de bain, je comprends. Chaud humide, etc.

Mais dans mon imprimante? Ils sont combien là-dedans? J'ose plus faire de photocopie, j'ai peur qu'il en sorte en deux dimensions, grimaçant sur ma feuille A4. Et dans la télévision? Dans la chaîne hi-fi? Dans mon ordi? Ils sont partout?

Et la garantie, elle fonctionne pour une imprimante-photocopieuse noyée au Baygon?

Les soirs où j'en ai marre de rêver à habiter ailleurs, je me pose cette question qui remplace avantageusement le comptage de moutons: le jour où (pitié, pas "si un jour") je déménagerai, comment m'assurer que je n'en emmène pas avec moi?

J'ai envie de vomir.

L'ascenseur de 22h43

Je vous sens dans l'angoisse, rapport à la cage d'ascenseur béante.
Elle n'a pas béé longtemps (je crois que je n'y suis pas pour rien d'ailleurs, j'ai un peu joué du cor ici et ).
Deux jours plus tard, la porte palière était réparée (bon faut se mettre à deux pour l'ouvrir maintenant tellement le mécanisme est serré), l'ascenseur re-fonctionnait, tout rentrait dans l'ordre et les cafards étaient bien gardés.
De surprise, l'ascenseur numéro deux en a cessé de vivre.
(Depuis trois jours au moins. On espère tous qu'il n'y a personne dedans, parce que si c'est le cas l'odeur de sardine grillée qui annonce le printemps ne va bientôt plus suffire à couvrir celle de décomposition de la malheureuse mamie éventuellement bloquée dedans).

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

N'oubliez pas d'aller là, pour comprendre le titre:


(Pas pour les âmes trop sensibles)

(Ah, si: remarquez que l'adresse url de la page d'accueil de Paris Habitat comporte le mot "default". Je veux juste adresser un compliment fugace et admiratif à l'informaticien lucide qui a mis ça au point. J'aurais pas osé, moi).

mardi 8 juin 2010

L'ascenseur social

Ce matin (c'est souvent le matin...), un lapin. Que me posa ma banquière, coincée dans le RER.

Je suis rentrée chez moi même pas énervée (on va pas s'énerver pour si peu non plus), j'ai ouvert la porte de l'ascenseur de gauche, oubliant, étourdie que je suis, qu'il est en panne depuis au moins une semaine.

Et là, rien. Le vide. Bon, le vide du rez-de-chaussée, mais le vide quand même (avec quelques détritus au fond du vide pour faire bonne mesure, on est dans un HLM, quoi, merde. A Passy yaurait peut-être eu des colliers de perle et des mocassins, là c'était plutôt ambiance mégots et vieux mouchoirs qui puent dans une lumière jaune-parking qui sied merveilleusement au teint des iguanes.)
Je vous montre:





Et quand on levait la tête, ça donnait ça:







Je sais ce que vous êtes en train de vous dire. Que ça fait film d'horreur. Que c'est hyper-dangereux. Que les mômes qui se ruent dans l'ascenseur sans regarder risquent de tomber dans le trou et de se prendre un ascenseur tombé du onzième étage sur la tête, réduisant d'un coup le problème de surpopulation de certains apparts. Que si un accident arrive, qu'un môme tombe et se fait écrabouiller, que les médias apprennent que Paris Habitat avait été prévenu du dysfonctionnement avant, que même une locataire chiante en avait parlé sur son blog, et que le drame aurait pu être évité, ben ça va faire du grabuge.

Je suis bien d'accord.


Pause-rectum: ce soir un énorme cafard s'est promené sur mon BUREAU. Mon lieu de travail, qui est aussi, un peu, ma maison, vu qu'il y toute ma vie en petit dessus: mes clients préférés, ceux que je n'aime pas, les dessins de mes enfants, ma dose de chocolat de survie, mes projets de vacances, des feutres, des disques, la gloire de mon père et le château de ma mère, bref, mon île.
Il est venu sur mon île, le porc à antennes. Et je l'ai raté. J'aurais pas été au téléphone à ce moment-là j'en aurais sangloté de rage, de désespoir et de répugnance pour ce violeur à pattes.
Cinq minutes plus tard il se carapatait sur le lino, tout content le con. Il a reçu un Grévisse de 3000 pages sur la tête.



lundi 7 juin 2010

We might look easy pickin'...

Vous connaissez l'histoire du vaillant petit tailleur?
On peut être tout petit et avoir l'étoffe d'un héros.

Ben mon Gavroche, 6 ans et demi, un mètre cinq au garrot, haut comme même pas trois pommes, il a abattu son premier cafard ce matin. Et avant le petit-déjeuner encore.

Le souci c'est qu'après, il est devenu comme moi: il en voyait partout.

Je suis partagée entre la fierté de l'avoir vu vaincre son dragon (c'est mon fiiiiiils) et la pathétique peine que m'inflige la pensée que c'est au massacre des blattes qu'il doit aiguiser les premières armes de sa virilité naissante.

Ben, oui, parfois c'est pas très marrant.

mercredi 2 juin 2010

raining cats and dogs

Aujourd'hui, en revenant du marché, je me suis fait copieusement arroser par deux pigeons incontinents, qui faisaient ripaille sur le rebord de fenêtre d'une voisine qui aime les animaux.

En préparant le déjeuner, je me suis fait arroser par le plafond, qui recommence à goutter après une trêve d'une semaine que, connement, j'avais imaginée définitive. Mais ce n'était pas la fin de la guerre, un cessez-le-feu tout au plus.

Et ce matin, Gavroche est venu en courant me hurler sous la douche qu'une souris venait de traverser le salon. Evidemment, je ne l'ai pas cru. Et pourquoi pas un iguane dans mon ascenseur, tant qu'on y est?

jeudi 27 mai 2010

Cafard academy

Vous allez rire, mais avant que mon appareil photo ne me lâche lâchement (et quasiment en même temps que mon scanner, ce qui m'entrave considérablement le blogage, à croire que c'est un complot Paris-Habitationniste) et que je ne sois contrainte de vivre sur mes archives, et bien je m'étais essayée à la vidéo (mais si, .)

Et comme je suis dotée de deux mains gauches (et sans doute de deux hémisphères gauches aussi, l'autopsie prouvera que j'avais raison et je rigolerai bien et vous regretterez tous de vous être moqués), pour bien cadrer le couloir l'appareil je l'ai tourné.

Voilà pourquoi c'est en penchant la tête sur le côté très fort (ou en penchant votre ordi, voire votre bureau, de préférence si vous travaillez en open space ça donnera un sujet de conversation à la cantine) que vous pourrez savourer en exclusivité MONDIALE une répétition de "Singing in the rain" par les cancrelats de la cave du 47.




Mais si, sous le seau, là, à droite, on le voit danser avec son parapluie.

(L'original, c'est . Redressez la tête. Hurry up, parce que le son de l'extrait devrait bientôt être retiré par les ayants-droits. Pour moi, vous inquiétez pas, ce sera toujours open-bar chez les cafards).

Plouf

Ah, la cave!
Que de bons moments! Quelle richesse, olfactive notamment, car c'est là que l'on entrepose les poubelles, nid de cafard notoire et repaire à rats...

Encore une fois, Paris Habitat fait montre d'une belle générosité.

Logement très social, soit, mais il ne sera pas dit que les blattes défavorisées n'ont pas droit à un peu de confort. Voire d'hygiène.
(Pardon pour la qualité et la luminosité des photos, mais parfois, les ampoules sont fichues, et ya pas de flash sur mon téléphone...)

Alors pour les cancrelats les plus pressés, douche façon pluie tropicale comme dans les grands hôtels, avec bac à douche de bonne taille dans les teintes bleu océan:




Mais parce que certains cafards aiment barboter dans de grands espaces, et que parfois un bain s'impose, Paris Habitat proudly presents la baignoire-Ville de Paris, écolo, eau recyclée à partir des tuyaux d'eaux usées de l'immeuble et bassin vert-campagne:



Et enfin, pour ces dames et ces demoiselles les blattes, pour qui hygiène est synonyme de détente mais aussi de fun et de parfum Ariel-Paic, le must des soirées undergound (littéralement, hein), j'ai nommé le bain moussant!



Alors j'ai testé pour vous, la dernière fois que je suis allée déposer mes poubelles au bout du labyrinthe de la cave j'ai essuyé (haha) une salve humide et odorante, version shampoing qui pue, en direct sur mon scalp qui a moyennement apprécié l'agression. En gros, j'en ai pris sur la tête, et ça m'a calmée. Maintenant je ne sors plus mes poubelles que dans la rue, me privant par là de belles rencontres, mais bon, au prix du shampoing spécial cheveux trempés dans les égouts, je peux pas me permettre trop d'ouverture non plus.

(Pour info, ces trois photos ont été prises exactement au même endroit.)


mercredi 19 mai 2010

Quand j'ai le cafard....

Tous les soirs, lui et moi, on vit une grande histoire d'amour.
(Fonctionne sans pile.)

lundi 17 mai 2010

mardi 11 mai 2010

Trop mortel

Galaé est une petite fille de huit ans à la curiosité sans limites. Elle écoute tout ce qu'on lui dit et est pourvue d'une paire de parents diserts et toujours prêts à décortiquer pour elle les mystères de la vie.

Samedi dernier, elle est venue dîner avec sa famille dans mon HLM où, au moins, on n'a jamais peur de déranger les voisins en faisant la bringue le ouikende - ils se doutent qu'en venant se plaindre il s'exposent à ce que je leur rappelle en toute amitié locative que leurs tuyaux goutent-à-goutent à travers le plafond de ma cuisine depuis plusieurs mois, par exemple, sans qu'ils n'éprouvent la moindre velléité de coller un pauvre malabar sur le trou pour que ça s'arrête. Et puis à vue d'oreille, ils passent leur temps à se découper mutuellement en morceaux, alors ils doivent plus être très présentables.

Bref, samedi, Galaé a eu droit à l'explication de la trappe de l'ascenseur par sa maman qui aime à roblotiser* le temps de monter les quatre étages, pour passer le temps.

Et hier soir, en revenant du cours de danse auquel elle participe avec ma progéniture, cette petite m'a permis d'assister à un dialogue absolument surréaliste.

Galaé: Tu sais à quoi ça sert la trappe, là, dans l'ascenseur?
Cosette: C'est pour mettre les trucs de l'électricité de l'ascenseur, tout ça.
G: Pas du tout, c'est pour mettre les CERCUEEEEEEIIIIIILS....sinon c'est trop petit on peut pas les mettre.
C (très désireuse d'être impressionnée): Ah bon.
....
On sort de l'ascenseur. Et Galaé reprend, l'air envieux:
"T'as trop de chance. Toi ton ascenseur il est grand, on pourra faire passer ton cercueil. Alors que le mien il est tout petit, et faudra prendre les escaliers".

Trooooop de chance, la Cosette.


* roblotiser: adopter le langage du Roblot ménager.





mardi 4 mai 2010

Cancrelat las

Il existe plusieurs sortes de cafards. Des plus ou moins noirs, des plus ou moins gros. J'ai la chance d'en posséder un échantillon assez représentatif (oui j'estime après quasiment deux ans de cohabitation hostile que je les possède, car sinon il me faudrait admettre que je suis possédée (certains soirs, quand j'ai l'impression qu'il me courent dans la façade interne de la boîte crânienne, je ne suis pas loin de le penser).

Ya les marronasses aussi, comme celui qui a fini sa vie devant l'entrée de la cuisine ce soir. Énorme, mais marron assez clair. Je le soupçonne d'être celui que Gavroche avait pourchassé un matin où je refusais de sortir de mon lit sous le prétexte un peu facile que c'était dimanche, que j'avais la flemme de bouger de mon lit, et que si c'est pour commencer la chasse aux bestioles avant le petit-déj je préférais encore lire tout le Vidal en VO sans dictionnaire ou chanter la bible par coeur sur l'air de Tata Yoyo. Bref, Gavroche avait pourchassé la bête à mains nues (il est courageux, mon fils), mais "j'ai essayé de l'attraper et elle est partie sous la bibliothèque".

D'où je la soupçonne de ne pas être sortie (découragée par la bouffée d'insecticide que je lui ai pulvérisé sur le coin des antennes?) pendant les 15 jours qui ont suivi.

Sauf que là, ce soir, elle s'est dit, la bête, qu'il ne lui restait plus trop de temps si elle voulait avoir le temps de fignoler son testament, elle a pris son courage à deux antennes, et elle a entrepris de traverser le couloir. Et pouf, dead.

Et comme je ne respecte rien, et surtout pas la camarde, je lui ai filé un grand coup de tapette sur le coin de la carapace, au cas où elle n'aurait fait que semblant d'être canée (on me l'a déjà fait, hein, sont futés et perfides ces insectes).
Elle faisait pas semblant. C'était bien un cancrelat décédé.

Mais alors gros, gros, je dirais catégorie 4.

Le cafard de type 1, c'est le bébé, quand même pas mignon mais que je peux regarder courir comme un con sans hurler, et écraser sans nausée. Le niveau 2, il commence à prendre de l'assurance, mais comme il est crétin - c'est le cafard ado, période rebelle, du gel plein les antennes et la mandibule boutonneuse, il veut épater sa bande de potes planqués sous l'évier et il leur dit "Hé les gars, chiche je traverse la cuisine en courant en plein jour!" et vlan, mort subite si je passe par là.
Le cafard de type 3, c'est du sérieux, il est adulte, il est chargé de famille, il est pas là pour rigoler, et il est GROS. Il aime bien bouffer les croquettes du chat au petit matin, se planquer sous la gamelle et surgir au moment où je débarque ensommeillée préparer le ptit déj des enfants: il crie "BOUH!" et moi j'ai le palpitant qui se prend pour DJ techno.

Le 4, c'est le cafard énorme, un peu comme Voldemort, vaut mieux pas le nommer, on sait jamais, ça pourrait le faire venir. Et lui c'est celui qui m'assure de douces nuits au pays des cauchemars et, en général, il sort au moment où le plafond de la cuisine se met à gouter et où les voisins rejouent massacre à la tronçonneuse en bengladais. Me propulsant dans les ténèbres gluantes du désespoir locatif le plus total.

Aujourd'hui j'ai reçu une énième lettre type de la mairie en réponse à mes courriers, pour m'expliquer que seul Paris Habitat pouvait me faire changer de logement, et que j'avais intérêt à avoir une bonne raison pour demander autre chose. Genre agrandissement de la famille. Ben si mes calculs sont exacts (et ils ne le sont pas mais je suis sûrement dans la cote basse), ils sont plusieurs centaines rien que sous mon évier. C'est pas de la surpopulation, ça? J'ai une nouvelle solution: on me laisse là, et on les change d'appart, eux.

Gavroche m'a finalement confié: "Maman tu sais, les gens qui étaient là avant nous, je crois qu'ils ont déménagé parce qu'il y avait trop de cafards ici."

Bon, en vrai, ils ont été expulsés. C'est vachement plus poétique.

mercredi 21 avril 2010

Ginette

Ginette habite au rez-de-chaussée du Hall 3 (le 1er Hall, donc. Ici il y a trois hall, le 3, le 4 et le 5. Visiblement, on nous a volé les deux premiers. Que quiconque veuille piquer un immeuble de Paris Habitat dépasse mon entendement, mais bon). C'est l'immeuble qui donne sur la rue, et dont la porte d'entrée est aménagée pour les handicapés, comme Ginette. C'est à dire qu'activée avec le biper, elle est sensée s'ouvrir toute seule - et l'honnêteté me force à admettre que parfois, elle marche. Souvent, non. Mais de toute façon ça ne sert strictement à rien cette porte automatique pour handicapés, puisque pour y parvenir il faut en franchir d'abord deux pas automatiques...Bienvenu chez Paris-Ubutat.

Souvent je croise Ginette dans le Hall et elle me crie "vous me tenez la porte hein mon ptit, vous me la tenez" et elle met trois mille minutes à faire les cinq mètres pendant que je lui tiens la porte et qu'elle me tient la jambe. Et donc, parfois Ginette ne peut pas rentrer chez elle, quand la porte marche pas, elle dont la balade se limite à aller dans le hall emmerder le gardien. Parce qu'elle a besoin de son déambulateur pour mouvoir sa considérable masse.

Avant, Ginette aimait bien sortir dans la petite cour entre le Hall 3 et la rue, et s'assoir sur le muret de pierre qui délimite le coin de verdure servant de poubelle aux locataires convaincus que le jet de déchets par la fenêtre est un sport socialement acceptable, ou qui confondent fenêtre et vide-ordure. On en a BEAUCOUP. Bref Ginette se maquillait comme un camion volé, prenait son déambulateur à deux mains (elle est grosse, très grosse Ginette, et très lente), et allait s'asseoir sur le muret, d'où elle interpelait les locataires entrants et sortants, principalement pour leur taxer des clopes, leur demander d'aller lui en acheter et les insulter copieusement quand ils n'obtempéraient pas (moi une fois elle m'a traitée de traînée parce que j'avais pas le temps d'aller lui en acheter. "Tu vas voir ton maquereau, oui!" qu'elle a gouaillé, me transportant en une seconde à une autre époque. Elle a dû être poissonnière aux Halles vers 1925 à mon avis Ginette).

Et puis l'année dernière, Paris Habitat a fait poser un rail sur le muret. En fer. Avec des boulons bien bien enfoncés dans le béton pour que ça ne bouge pas, de la belle ouvrage. Un rail bien pointu qui fait un peu penser, dans le principe, aux sièges tordus de la RATP conçus pour dissuader les SDF d'y poser leur misère, un instant. Le rail, c'était pas pour installer une quelconque grille, ou des pots de fleurs, non. Pour rien. Ou peut-être juste pour emmerder Ginette. Et ça marche très bien. Le popotin de Ginette, il peut pas se poser là-dessus. Quand il fait beau, Ginette au lieu de s'asseoir sur le muret dehors elle ouvre sa fenêtre et elle hèle les badauds depuis son rez-de-chaussée.

Bravo les gars de Paris Habitat, beau boulot. Ca, c'est du social!

dimanche 11 avril 2010

Dr Maison, au secours...


Oui je sais, côté bande-son, ça laisse à désirer, mais pour ce qui est des effets spécieux, heu, spéciaux, pardon, c'est du lourd.

En guest-star, I'm proud to present la lampe à l'agonie la plus longue du monde, deux semaines de clignotement sans assistance respiratoire, c'est pas dans un hôpital américain qu'on l'aurait laissée tomber comme ça (oui je regarde Dr House en ce moment.)

Côté figuration, remarquez la présence de la bande de lino marronasse - pour ceux qui ont raté un épisode, après moult trépignements et caprices sous prétexte que le trou avec amiante apparente ne m'allait pas au teint, Paris Habitat l'a bouché avec cette bande de lino quasi-raccord, c'est dingue on n'y voit que du feu et le couloir y gagne considérablement en esthétique.

Notez aussi les murs aux carrelages arrachés avec les dents par des jeunes en "insertion" qui passent une journée toutes les deux semaines environ se faire insérer par Paris Habitat, mais là en ce moment ils doivent être en formation option colle (j'espère qu'ils n'ont pas les mêmes formateurs que les peintres qui sont passés par mon appart sinon on est mal).

C'est dans cette belle ambiance de parking souterrain que nous rentrons chez nous. A cette heure, le gardien est en dépression et le facteur sort tous les jours du hall en pleurant. Moi-même je suis pas fraîche-fraîche, surtout quand je rentre très tard la nuit et que j'affronte ce cadre enjôleur. Heureusement je ne suis pas seule, et à la maison je suis toujours sûre d'être accueillie à pattes ouvertes par de gentils cafards qui sortent en courant de la cuisine, l'antenne avenante, pour me souhaiter la bienvenue.

Dr House, des ptites pilules roses me feraient pas de mal.

mercredi 31 mars 2010

À la télé aussi c'est la crise du logement

Aujourd’hui j’ai regardé la TÉLÉ. Fait assez rare pour qu’il soit souligné, ça m’arrive en cas de tension immense (je suis immensément tendue ces jours-ci). Je compte pas les fois où je regarde La grande librairie sur France 5, émission conçue, réalisée et diffusée uniquement pour MOI (en effet je ne connais personne, mais PERSONNE qui regarde cette émission, et même qui en soupçonne l’existence, alors que c’est en prime time mais c’est vrai que ça manque un peu de filles à poil, d’araignées et de cobayes à torturer). Je tiens d’ailleurs à remercier François Busnel et à lui témoigner ma gratitude. Faire déplacer des auteurs et les faire causer rien que pour moi alors que certains jeudis je peux même pas regarder, quand j’ai trop de travail, ça me touche.

Bref ce soir j’ai regardé M6. On y voit des gens qui veulent vendre leur maison moche, un type vient et il leur fait une maison jolie, et pile quand elle devient vivable (avant c'était une horreur genre bazar africain avec des murs orange ou faux rustique avec carrelage à fleufleurs) ben faut qu'ils la quittent puisqu'elle est vendue du coup. J'ai pas bien compris le concept de "maintenant que ta maison est vivable tu dégages et tu vas en détruire une autre avec ta déco pourrie » mais en tout cas ça rend tout le monde très content, les dames pleurent et les maris ont la gorge qui se serre tout ça. Et je dois dire que les transformations sont impressionnantes (surtout quand ils mettent des placards, haaaa, les placards!), toi on te filerait les maisons franchement tu serais obligé d'y aller à la démolisseuse tellement elles sont irrécupérables, et en fait non, un ptit coup d'enduit par-dessus le carrelage hideux et on se croirait dans le catalogue Habitat.

Évidemment, on est sur M6 alors le monsieur (appelons-le Stéphane, il tourne la tête quand on l’appelle comme ça), Stéphane donc, a un petit ton condescendant de rigueur pour ces pauvres glandus pas foutus de vendre leur baraque tout seul et qui, en outre, ont la prétention de tenir à leur cigogne-cache-pot-porte-pyjama (j’invente pas, mon imagination a des limites quand même). Il leur fait virer TOUTES leurs affaires, repeindre TOUTE leur maison, et à la fin quand il leur a bien prouvé à quel point ils étaient trop des nuls aux goûts de chiottes il fait durer le suspense à coup de « j’ai une boooooooooooonne nouvelle ! » (Ben oui on se doute que s’il l’avait pas vendue, la turne, il serait pas diffusé l’épisode. Ou alors sous un autre titre, genre « maison à chier » au lieu de « maison à vendre. »

Et eux ils sont contents contents contents. Alors 1) leur baraque elle est vendue moins cher que ce qu’ils voulaient, 2) Toutes leurs affaires sont au garde-meubles (ou au dépotoir, parce que bon) et ils sont plus chez eux (ils doivent y vivre quand même !) et ya genre une table-deux chaises et des luminaires (oui dans ces émission-là ya pas de lampe. Jamais. Ya que des luminaires. Une lampe, c’est trop ringard. Exemple au quotidien : Non mais c’est pas vrai, qui qu’a encore laissé le luminaire allumé dans les chiottes ! Ou encore: Chérie, les plombs ont sauté, passe-moi le luminaire de poche!) donc niveau confort c’est Robinson ou la vie sauvage (mais moderne! Mo-derne! On peut pas vendre si c'est pas moderne - comprendre gris ou taupe, en fait.) 3) ils se sont fait ridiculiser devant des millions de téléspectateurs et de ménagères de moins de 50 ans au cerveau disponible et 4) maintenant qu’ils ont une maison potable, ils doivent se tirer ailleurs.

Je suis perplexe.

jeudi 25 mars 2010

I'm sending an SOS to the world

Cher Monsieur RIVP/SIEMP/SAGI/Toit et joie (sisi ça existe)/SEMIDEP/SAGECO/SGIM,

Je me permets de vous déranger pendant votre conseil d’administration/pause Nespresso/réunion au sommet/course de taxi/dégustation de sushi bio pour me présenter à vous.
Je suis une charmante trentenaire dotée de deux adorables enfants qui ne font aucun bruit et n’ont jamais dessiné sur les murs. J’ai des pieds de velours dont la taille considérable me permet de jouir d’une bonne prise au sol, et par conséquent je ne trébuche ni ne tombe jamais. Mes mains sont toujours propres grâce à Dove© et quand il m’arrive de frôler les murs, ça ne marque pas.
Je n’écoute la musique qu’au casque, je ne regarde pas la télévision. Je ne cuisine qu’à la vapeur, en ouvrant tout grand les fenêtres. Je suis une voisine avenante et j’aide toujours la mamie du 7e à monter ses packs de 7 kilos de croquettes pour son chat. J’aide le gardien dans ses corvées quotidiennes, et je suis toujours partante pour distribuer le courrier à la place du facteur. En outre, je fais gracieusement les vitres de tous les locataires de l’immeuble, intérieur et extérieur, même celles des paliers, en varap et sans échafaudage.
Je suis aussi très contente de nettoyer le trottoir devant l’immeuble, au jet, à la brosse à chiottes et même à la brosse à dents si ça peut rendre service.

Je paie mon loyer avec une régularité de cycle menstruel, et j’en rajoute un petit peu en nature (cookies, chili con carne, pâtes au saumon) quand je viens m’en acquitter directement à l’antenne locale. Je vous en prie, ça me fait plaisir.

Je ne me plains jamais de l’état de mon logement, que je m’attache à toujours tenir dans un état de propreté impeccable reflétant la qualité des appartements loués par la RIVP/SIEMP/SAGI/Toit et joie (sisi ça existe)/SEMIDEP/SAGECO/SGIM.

Bref, et pour résumer, je suis une véritable valeur ajouté pour tout bailleur social et société d’économie mixte.
Alors je vous en prie, Monsieur RIVP/SIEMP/SAGI/Toit et joie (sisi ça existe)/SEMIDEP/SAGECO/SGIM, VENEZ ME CHERCHER.

Sortez-moi de cette boîte à cafard/rats/amiante/tarés de l’engueulade en vingt-sept langues (mais quand c’est des insultes, miracle, on devient polyglotte, on comprend tout !)/canalisations qui fuient/baignoires qui se bouchent/plafond qui pleuvent. Je suis prête à payer, très cher, à traduire gratuit pendant 25 ans avec intérêts à taux variables, à sortir moi-même les poubelles et à me convertir au tri sélectif (Le gérant dans la poubelle jauuuune….le voisin dans la poubelle veeeerte…)

Je demande pas grand-chose. Un grand 3 pièces, un ptit 4 pièces, allez, si yen a plus vous pouvez me le mettre quand même. Une, deux terrasses, je suis pas regardante. Mais je veux plus habiter chez Paris Habitat. D’ailleurs, quand on regarde bien, Habitat, c’est l’imparfait du subjonctif du verbe habiter. Comme dans : « Pour se sentir bien, il aurait fallu qu’elle habitât dans un logement qui ne puât pas du cul ». Comme quoi, Grévisse et Pivot ne me contrediront pas, c’est vraiment pas possible.

vendredi 19 mars 2010

Voeu pieu

Le gérant a une nouvelle méthode pour chasser les cafards.

Se basant sans doute sur tout un tas d'étude vachement savantes probablement financées par Paris-Habitat qui ne se refuse rien, il a déduit que le niveau d'alphabétisation des blattes était sûrement plus élevé que celui de certains Premiers ministres qui ne font pas la différence entre "blessé" et "mort" (faut pas lui en vouloir, il devait avoir un sourcil dans l'oeil).
Donc il a fait afficher la semaine dernière un avis proclamant que des agents de désinsectisation passeraient dans les appartements coller des ptites crottes-poison derrière nos lavabos (imparable).

Le type est jamais passé (et croyez-moi, je guette).

J'en déduis que l'affichette ne nous était pas destinée, à nous autres locataires, mais aux principaux intéressés qui, affolés à l'idée de tomber sur ces appétissantes coulures couleur morve, ont vite fait leurs bagages et sont partis sur les dures routes de l'exode, quand ils ne se sont pas carrément fait hara-kiri direct en se jetant du 11e étage du vide-ordure.

Et comme mon gérant, c'est pas n'importe qui, il en a remis une couche et le lendemain du massacre, il a fait remettre une affichette proclamant que le même exterminator passerait deux jours plus tard.

Ca, c'était pour les trois pauvres cafards qui auraient été en vacances ou au boulot le jour de la première affiche, et qu'auraient pas eu le temps de la lire. D'ailleurs, ça a dû leur faire sacrément un choc de rentrer chez eux et de trouver sur la table du salon des mots genre "chéri je te quitte, le monsieur doit passer déposer des coulures qui tuent, c'est le gérant qui l'a dit, je prends les mômes et je retourne chez ma mère, hors de question que je laisse les gosses vivre dans cet environnement toxique, déjà que ya des humains partout c'est dégueulasse, je t'avais prévenu, signé Ginette".

Du coup, de désespoir, ceux qui restent ont dû commettre l'irréparable (ou enfin partir vivre leur fantasme aux Seychelles avec Janine) et du coup, hop, tout bénef, ya plus un seul insecte dans tout l'immeuble et ça a rien coûté.

Trop fort mon gérant.

Ploc.

vendredi 12 mars 2010

Yen a plus, j'vous l'mets quand même?



Vaut mieux avoir une bouille à baise qu'une tête à claques, moi je dis.

mardi 9 mars 2010

A mains nues

Il est 23h52.Le HLM est endormi. Dans la poubelle repose le cadavre encore tiède d'un cafard sorti de sous le congélo. Pas de bol, celui-là souffrait d'une anomalie génétique: il n'était pas photophobe comme les copains. Du coup quand j'ai ouvert le congélateur pour dégommer l'iceberg qui en empêche la fermeture, il s'est taillé en courant dans la mauvaise direction.

Prise d'une rage folle et justement, vu que j'avais besoin de passer mes nerfs sur quelqu'un pour compenser le fait que j'allais devoir consacrer les vingt minutes qui suivraient à tailler un iceberg au pic à glace en plastique, c'est déjà pénible cette température qu'il fait dehors madame Michu, alors si c'est en plus pour se geler les miches dans le bac à glaçons à la maison où va-t-on, je me suis saisie - que dis-je, j'ai arraché d'un geste violent mais toujours élégant et féminin bien sûr - une feuille de sopalin, et je lui ai fait sa fête, à la bestiole. Deux fois. La première, je l'ai prise à la gorge pour tenter de l'asphyxier ou de le garotter à la Franco - mais j'ai dû me tromper de côté, ce que j'ai pris pour son cou devait être son cul, je sais pas, bref il a continué à courir en hurlant (sisi les miens ils hurlent) et j'ai dû opter pour la solution de secours: l'écrabouillage à la haïtienne.

J'aimerais pouvoir les filer en pâture au chat après, telle la cruelle Romaine jetant aux lions les restes de son gladiateur à la garantie périmée, mais mon fauve personnel s'en tamponne le coquillard et pour lui, hors des pâtées dégueu leader Price, point de salut.

Je me demande si c'est pas eux qui font exprès d'entrouvrir en douce, toutes les nuits, mon congélateur, pour que s'y forme cette calotte glaciaire énergivore et éjecteuse de porte et pouvoir se gaver de toutes les miettasses mouillées qui finiront tôt ou tard par en dégouliner - à moins qu'ils ne le fassent juste pour le plaisir de m'emmerder.

Gaffe les blattes, dans trois jours ya monsieur Paris-Habitat qui passera avec sa pipette mettre du vilain poison sous mon évier, et on va voir ce qu'on va voir.

Ben là ils ne hurlent plus. Je les entends qui rigolent.

mercredi 3 mars 2010

Chantier

Jour numéro un.
Je me réveille à l'aube, les peintres doivent arriver à huit heures. Technique du matin: d'abord allumer dans la cuisine, repartir en courant, faire un ptit pipi et revenir dans la cuisine faire le petit déj. C'est la ruse qui permet aux cafards matinaux de repartir vite fait dans leurs pénates pour la journée, et de pas me retrouver nez-à-nez devant Nicolas le cancrelat AVANT ma ricoré.
Sauf que là, j'allume, et paf-cling. L'ampoule explose (ici c'est une fois tous les quinze jours), les plombs sautent, l'ampoule éclate et vient se briser par terre, fichant une trouille monstre au chat et provoquant à coup sûr une sévère augmentation des infarctus du myocarde chez la population de cafards de ma cuisine.

De bon augure. Je pratique donc un sacrifice propitiatoire en immolant une blatte pour amadouer les dieux du bricolage visiblement pas bien réveillés et de la sainte trinité enduit-ponçage-peinture.

Les peintres ont commencé à bosser à 8heures (+les trois heures de décalage-horaire du Leroy-Merlinistan, bref la matinée a été courte), et moi j'ai travaillé dans le 0,47m2 qui me reste devant mon bureau puisque les deux chambres et la salle de bain ont été déversées dans le salon par mes gros bras musclés pendant le ouikende. Ca tient. Juste.

J'ai réussi à les convaincre d'utiliser MA peinture verte pour la chambre des enfants (le Boss, ou "Monsieur Ben Oui", m'a fait courir tout le quartier pour trouver des rouleaux et des pinceaux, pour finalement y aller lui-même vu que ce que je ramenais, c'était jamais les bons poils ou la bonne forme- j'ai un budget pinceau qui inspirerait le respect au responsable du budget Rolex de l'Élysée.)

L'ambiance jusqu'à présent c'est donc un doux mélange d'odeurs d'enduit, de peinture acrylique (très efficace pour mettre de l'animation dans un salon un peu morne, au bout d'une couche dans la chambre les vapeurs sont venues voir si je travaillais bien et mon ordi s'est mis à tanguer, et les ptites étoiles à danser, c'est mes clients qui vont être contents, un peu de psychédélisme dans les traductions c'est sooooo 70's), d'odeur franche et virile des ouvriers (je vous fais un dessin?), la poussière du ponçage (non monsieur l'agent, je sais j'ai les narines blanches mais c'est pas ce que vous croyez), la découverte d'une langue étrangère (je crois qu'ils parlent tous pakistanais, même le monsieur chinois), des martèlements des ouvriers dans le hall, en bas, qui cassent tous les carrelages blancs et verts pour les remplacer par des marron et beige (le carrelage du rez-de-chaussée, c'est la seule chose qui n'avait pas besoin d'être restaurée dans l'immeuble. Et c'est la seule chose qui le sera, visiblement. Il semblerait que la perspective de faire mousser les initiatives sociales de Paris Habitat - c'est un chantier d'insertion, comprendre des ptits jeunes qui travaillent sans protection sur les oreilles, le nez dans l'amiante - prime les considérations pratiques telles que "et si on remplaçait les colonnes d'eau qui fuient ou les ascenseurs qui tressautent", et, à intervalles réguliers, le chat qui vient s'asseoir devant moi pour se mettre à pleurer sur le ton "qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça". Il est au bord de commettre l'irréparable, mon chat. Je crois qu'il est en train de tenter un suicide par absorption de croquettes. Ou alors il essaie de traiter son trouble émotionnel par la nourriture.

Bref.

Aujourd'hui, c'est plus calme: à huit heures un ouvrier est venu me dire qu'il repartait, appelé ailleurs par son patron (t'as raison, et mon chantier à moi, il te plaît pas, mon chantier?) Monsieur Ben Oui n'a pas encore pointé le bout de son nez à plus de onze heures, et le Monsieur chinois qui parle pakistanais enduit tout seul et rebouche méticuleusement tous les trous des chevilles laissés par les étagères, ce qui me permettra de passer mon temps libre à RETROUER les murs quand je voudrai remettre les étagères en question. Toutes les fenêtres sont ouvertes, je bosse en doudoune, j'ai des stalactites qui commencent à se former au bout des cils et les nerfs bien tendus.




Et pour l'anecdote, ya plus de lumière dans les parties communes. Conséquence, dans le couloir de mon palier (et tous les autre d'ailleurs, ya pas de raison, tous égaux dans mon HLM!) il fait noir comme dans le cul d'un ours, et il faut chercher sa porte au briquet.

Et quand on se réfugie dans l'ascenseur, seul endroit éclairé de l'immeuble, soulagé par la fin de cette oppressante obscurité épaisse comme du nutella réfrigéré, on se retrouve devant le miroir sur lequel un amateur d'humour paramilitaire a dessiné la cible d'un viseur de fusil à lunette. Et Ya quoi au milieu? Ben ya moi.

Et une bonne journée à vous!



dimanche 28 février 2010

Changeons de sujet.


Il faut cesser de répéter que c’est pas la taille qui compte, que les plus petites sont les meilleures ou qu’il vaut mieux une petite active qu’une grosse paresseuse.

Ca en rassure certains, sûrement, mais pour peu qu’on fasse preuve d’un minimum d’honnêteté intellectuelle, affective, sentimentale et physique – on est bien obligé d’admettre que c’est to-ta-le-ment-faux.

Désolée.

Je vais parler de ce que je connais le mieux : moi. Moi par exemple, une toute petite ça me fait quasi-aucun effet. Alors qu’une grosse, ou une énorme (et j’en ai connu !) ça m’impressionne. C’est quand il faut toucher que ça se confirme d’ailleurs. Je peux éventuellement en toucher une petite, ça ne fera pas grand chose, mais, si elle est grosse, voire monumentale, je crie. Et les décibels sont proportionnels à la taille évidemment. Devant un spécimen gigantesque, il m’est arrivé de hurler. Même en fermant le yeux, ça ne change rien.

Je ne cois pas être un cas unique d’ailleurs. La plupart des filles sont comme moi, et celles qui vous diront le contraire sont des menteuses ! Evidemment, dans la discussion, entre amis, c’est facile de faire la fière, mais quand on se retrouve seuls, en tête-à-tête, et qu’il faut passer à l’acte, alors les choses prennent toute leur proportion et il n’est pas rare que certaines nénettes se barrent en courant, tout simplement.

Moi je ne peux pas me barrer, vu que c’est toujours chez moi que ça se passe. Presque tous les soirs j’en ai une nouvelle sous le nez. Et quand elle est grosse, je crie. Si elle est énorme, ça passe carrément pas : je hurle. Et pourtant, je suis bien obligée de me la taper, la blatte, pour pas qu’elle retourne se planquer sous le frigo.

dimanche 21 février 2010

On est dans la merde.

Le chat vient de manifester son mécontentement en posant en pleine nuit un acte au milieu du salon. Quand je dis un acte, je veux dire un étron. Les enfants ont été ravis de venir me réveiller à l'aube du dimanche pour me l'annoncer (les enfants adorent jouer les messagers, surtout quand la nouvelle est mauvaise.)

Moi je comprends le chat. Parfois j'ai envie de faire la même chose sur le paillasson de Paris Habitat.
Je crois que le chat est en manque de sommeil. Le jour, les hurlements des voisins l'empêchent de dormir.
La nuit, les hurlements des voisins l'empêchent de dormir.
A l'aube, mes hurlements de terreur devant le cafard du petit déjeuner l'empêchent de dormir.

Alors il faut comprendre ce geste de révolte qui, pour être sans élégance, n'est pas sans panache.
Mon chat s'emmerde, et il le partage.

mercredi 17 février 2010

Bat bug

© Romuald


Le local à poubelles a été décapé! C'est une bonne nouvelle, mais 35 ans d'ordure qui recouvrait les murs, ça ne disparaît pas aussi facilement. Le plus gros de la crasse a disparu, les effluves restent. Faute de savoir tenir plus de deux minutes en apnée, on continue donc à jeter nos sacs dans la rue, dans les poubelles publiques ou celles des immeubles voisins.
Ici, on est divisés en deux types de locataires: ceux qui sortent leurs chiens, et ceux qui promènent leurs poubelles.


mercredi 10 février 2010

Dément ton

Aujourd'hui mon iguane est passé à la télé.

(Je suis vengée. Petite, je voulais passer dans l'école des fans. Ma mère m'a fait croire qu'elle avait écrit, sans résultat. Ce n'est que vingt ans plus tard que l'auteur de mes jours m'a avoué l'atroce vérité: elle avait eu trop honte, et la lettre n'était jamais partie. La vengeance est un plat qui se mange froid, et c'est pas Jacques M qui me contredira.)




Je suis vachement contente d'apprendre que j'ai obtenu des rendez-vous pour changer de logement. Et je tiens à remercier mon iguane, mon chat, Agathe la blatte et mon gérant de m'avoir fait la surprise pour que je l'apprenne quasiment en direct à la télé (en vrai en streaming sur Internet).

Et puis ma merveilleuse illustratrice de copine qui ne se contente pas de dessiner avec talent, mais guette pour moi les occasions de passer à la postérité.

(Je vous parle même pas de mon photographe de pote qui m'a donné l'idée de filmer mon écran, ah ben ouais c'est pas pour rien que l'image est pourrie comme ça)

Comment expliquer cette délicate attention de Paris Habitat? Et surtout, quand-est-ce que je les aurai, ces rendez-vous?

Ah, Bruce, Bruce, comme je le disais encore à l'exhibitionniste du métro sa virgule à la main (pas dans la mienne, de main, hein...), il ne suffit pas de vouloir quelque chose très fort pour que ça arrive.

J'ai pas de rendez-vous. J'ai pas la perspective d'un nouveau logement non plus.
J'exiiiiiige un démenti!!!!!!





samedi 6 février 2010

Crève, charogne

(En passant, ce titre de circonstance, parfaitement plagié sur un Renaud adolescent, est absolument inepte. Pourquoi demander à une charogne de mourir une deuxième fois?...Quoique...à fort d'occire des cafards qui se ressemblent tous, j'ai l'impression de tuer tout le temps le même, qui renaîtrait de ses cendres, véritable phénix des HLM).



Dans mon bestiaire, j'ai omis de narrer l'irruption du rat crevé qui nous a accueillis lors de notre arrivée ici.
Par ces termes si durs, je ne parle pas d'un voisin haineux ou d'un salarié acariâtre de Paris Habitat, même pas.
Une fois le déménagement fait, le coeur gros encore des regrets d'avoir quitté un palace en altitude mais bon, la monoparentalité a un prix, j'ai fait le tour du locataire avec mes enfants pour leur montrer que quand même, on avait bien de la chance d'habiter dans un immeuble où il suffisait de parcourir quelques couloirs de la mort aux canalisations parfaitement isolées
(la preuve en image)





..pour déboucher sur un local encombré de poubelles puantes devant lesquelles une porte donnait sur une cour à laquelle, apparemment, personne n'avait accès faute d'en avoir la clé, sauf quand les poubelles étaient de sortie. (J'ai demandé à mon gérant si je pourrais éventuellement en avoir une, de clé, histoire d'aller faire du roller pendant les période creuses. Il ne sait pas, il va se renseigner. C'était l'année dernière. Je crois que la partie du cerveau qui a entendu (compris? Allez savoir) ce message s'est depuis fossilisée chez lui. N'allez pas croire que je n'aie aucun respect pour les fossiles, c'est utile, dans les musées, ou en presse-papier.)
C'était septembre, il faisait encore beau, Cosette, du haut de ses sept ans tout neufs, gambadait en sandalettes roses dans cette grande cour encerclée par le cul des immeubles Opac des autres rues du quartier, quand pouisshhht.
C'est quoi ça maman?
C'est un rat ma chérie, comme c'est rigolo!!!!

En scandalettes, jvous dis.

dimanche 31 janvier 2010

Tirade à mon bailleur (ou les vers du nez)

Ah non ! C’est un peu court, jeune homme !

On pourrait dire, pour sûr, qu’vous vous payez ma pomme !

Et en variant le ton ! Par exemple, tenez :

Agressif : Moi madame, si j’avais un tel toit

Je me garderais bien de m’en mordre les doigts !

Amical : Mais tous ces champignons de rien ne vous servent !

Lancez-vous donc, Madame, dans l’commerce des conserves !

Descriptif : C’est un loft ! Un palais ! Un palace !

Que dis-je, un palace ? C’est un bel édicule !

Curieux : De quoi sert ce joli vestibule ?

De chatière, Madame, ou de boîte à cafards ?

Gracieux : Aimez-vous à ce point le bizarre

Que maternellement, vous vous acharnassiez

A cultiver mycoses et laids invertébrés ?

Truculent : Ca Madame, lorsque dans l’ascenseur

Un reptile cané vous met du baume au cœur

Finit-il rôti, au sel…ou à la vapeur ?

Prévenant : Gardez-vous, en sortant les poubelles,

De glisser dans la fange de votre tour de Babel !

Tendre : Mais qu’ils sont mignons ces petits !

Et qu’ils ont l’air triste dans ces murs tout pourris !

Pédant : L’animal, seul, Madame, que Sarkozy

Appelle Bessortefeuguaynautpécrèssébalkany

Dût avoir tant d’orgueil sous si peu de jugeote !

Cavalier : Quoi, l’amie, mais que vous êtes sotte !

Si vous êtes mal logée, c’est bien de votre faute !

Emphatique : C’est la demeure d’une reine !

Admiratif : c’est de l’amiante, ou de la laine ?

Lyrique : Est-ce un bateau ? Est-ce le Titanic ?

Naïf : Comment ça on vous prend pour une bique ?

Respectueux : Souffrez, Madame, qu’on vous salue

Vous y êtes encore, en en ayant plein le cul !

Campagnard : c’est ben pratique, qu’il pleuve dans la cuisine,

Ca économise l’eau pour cuire les aubergines !

Militaire : Aux abris !

Pratique : C’est toujours ça de pris !

Assurément, Madame, vos cafards sont ravis.

Enfin, parodiant tout Paris Habitat :

La voilà donc, cette turne, qui des nerfs d’Iguana

A détruit l’harmonie ! Et pourtant ya pas d’quoi !

Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit,

Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit.

Mais d’esprit, ô le plus lamentable des bailleurs,

Vous n’en eûtes jamais, et j’ajoute d’ailleurs,

que de lettres vous n’avez que les trois qui forment le mot sot !

Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut

Pour pouvoir lire mes lettres et comprendre mes maux

Que vous n’en eussiez pas répondu au quart

De la moitié du commencement d’une, car

Si votre publicité sort tambour et trompettes,

En vrai tu ne fais, rien, Bailleur, tu te la pètes.


(Tous mes remerciements à Edmond Rostand, qui donne des orgasmes au cerveau.)