samedi 12 novembre 2011

Libre-échange

Comme je ne peux hélas m'enorgueillir d'appartenir à une aristocratique lignée fortunée et truffée de châteaux et autres rentes à l'oeil, je suis non seulement obligée de travailler pour me nourrir et nourrir les miens, mais en plus faut que je fasse mes courses moi-même (je vous entends soupirer, je suis bien d'accord, c'est un monde, Marie-Chantal).

Visiblement je ne suis pas la seule. C'est ce qui m'a sauté aux yeux quand je suis sortie, lors des derniers jours fériés, promener mes microbes (c'est l'automne, mamie tousse) aux environs des échoppes qui jouxtent mon logis (Desproges, reviens) voire plus loin.

En bon français, les magasins étaient tellement bondés-pleins-remplis-dégorgeant de populace qu'on aurait pas pu y fourrer une coccinelle, même avec de la vaseline et un chausse-pied.

Je passe sur ce que m'inspire cette folie consumériste pré-festive (beurk) et j'en profite pour afficher sans vergogne une photo prise l'année dernière dans cette belle ville de Genève (ils ont une ou deux boutiques par là aussi m'a-t-il semblé) où l'ire des caissières syndicalistes et autres fourmis soumises à l'écrasant désir du client-qui-a-toujours-raison-et-qui-veut-faire-ses-courses-quand-ça-lui-chante avait pris une forme graphique amusante qui m'avait assez interpelée:





(On remarque en passant que l'acronyme de l'organisme qui proteste forme le joli mot de "LHOM", je trouve que la Formation des Acharnés à Manifester aurait dû se joindre à eux, ça aurait fait LHOM et la FAM, bien que le politiquement correct me pousse à préciser que RIEN n'indique qu'il s'agisse de personnes de sexes opposés sur la photo, la seule certitude c'est que soit yen a un qui a un gros ventre, soit l'autre a un gros cul. Et on s'en fout).

Vous me direz quels joyeux drilles à Genève, c'est drôlement sympa ce genre d'affiches dans la rue, ça change des pubs connes et des affiches politiques fatigantes et ben je suis au regret de vous détromper car il y avait aussi de la merdasse dégoulinante, et puis pas qu'un peu:





Et puis aussi ça:



On reste coi devant tant de poésie et d'imagination.

Gageons que les concepteurs d'affiches contre les extensions d'horaires des magasins et ceux qui prônent la suprématie du ptit Suisse blanc qui ne violerait pas une mouche ne trempent pas leur pique dans la même fondue.

samedi 29 octobre 2011

Tout le monde descend

Allons bon, il paraît que les ascenseurs choient chez mon bailleur social.

Alors ça, ça m'étonne.

Paris Habitat a cru bon de nous rassurer en affichant un mot dans le hall pour nous dire que c'était pas sa faute et que ça allait pas se passer comme ça.

N'empêche j'ai vu un nombre de locataires ma foi fort supérieur à l'ordinaire emprunter l'escalier aujourd'hui...si ça se trouve c'est un complot du ministère de la santé (Pour votre santé, bougez plus! formidable slogan radiophonique qui fait rêver les auditeurs tétraplégiques de France Inter).

(J'ai pas de chute. Du coup chuis dispensée).


samedi 8 octobre 2011

Sisi, la taille, ça compte.

Gavroche est tout petit, mais il est gentil.

(Ce qui doit rappeler quelque chose à quiconque a engendré dans les dix dernières années.)
(Ou qui a lu les Misérables, d'ailleurs.)

Gavroche est bô (très, et je dis ça parce que c'est mon fils, oui), et il n'a même pas peur de transgresser les interdits les plus violents:


Comme Gavroche est tout ptit pour une raison totalement identifiée, c'est-à-dire que la vie est une SALOPE et qu'elle a choisi MON fils pour jouer à Blanche neige et les sept nains (j'ai arrêté les enfants après lui au cas où j'aurais engendré les six autres), je dois lui faire une piqûre tous les jours (dans le cul!) pour l'aider à grapiller les centimètres que sa branleuse d'hypophyse lui refuse. Ce qui au niveau freudien, vous en conviendrez, lui réserve de beaux jours, pas la peine d'avoir tenu le crachoir à Sigmund pour s'en douter.

Alors quand j'ouvrirai un blog pour suicidaires je vous raconterai (pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître, car hélas...) la folle ambiance d'un hôpital public (comprendre: fauché) pour enfants, la nuit, quand il n'y a pas assez de lits, pas assez d'infirmières, pas assez de médecins, pas assez d'argent, et qu'on tombe sur une connasse qui sait pas poser les cathéters, et que le téléphone hurle des heures dans le couloir sans que personne d'autre ne réponde, vu qu'ya pas assez d'infirmières, que votre enfant qui pleure, qui pleure, qui pleure, parce qu'il a mal (une salope je vous dis, la nature).

(Message subliminal: votez à gauche).

Mais c'est pas le sujet.(Ouf).

Gavroche a aussi de gros soucis à l'école. Les apprentissages, une fois sortis de la bouche de la maîtresse, semblent soudain changer de langue et se transformer en un sabir sino-ouzbeque au moment de rencontrer son cortex. Alors fatalement, pour rattraper les autres qui eux, pour une raison mystérieuse, ont tout eu en français, il rame (et il a des ptits bras, Gavroche, faut pas se fier à la tonne de muscles étalée sur la photo).

J'en viens donc à ce bonheur qu'est, au quotidien, le fait d'aller à l'école pour Gavroche, qui sait qu'il se prépare une journée à pas comprendre, suivie d'une soirée à faire péter les plombs à sa mère, ponctuée au milieu par la cantine (où c'est pas bon, entends-je de source sûre). Heureusement qu'il y a les récrés et les copains, les toupies et les billes, mais ça pèse pas lourd (ça pèse autant que lui quoi).

Et ben en plus je le force à y aller à pinces à l'école, et c'est à la louche à 1,5km de chez nous, ce qui n'est pas trop-trop sauf que quand on a des pinceaux de lilliput et qu'on est motivé comme pour aller se faire arracher une dent, ça peut être douloureux parfois.

Et là comme ça commence à lui courir sérieusement sur le haricot toutes ces bornes, à Gavroche, il me le dit, et moi je crois que je vais lui faire écrire lui-même la lettre à Paris Habitat pour les motiver à nous bouger plus près de l'école. Ce qui devrait donner quelque chose du genre:

"cétrolouin lékol mairsi."


C'est bon, j'envoie.



PS: Ayé j'ai découvert l'intégration de vidéos Youtube (contrainte et forcée, puisque maintenant si tu veux mettre une vidéo de tes vacances ou de ton cafard ou de ton cul à toi sur ton propre blog t'es obligé de le poster d'abord sur Youtube sinon pouic), alors vous allez en bouffer.


vendredi 7 octobre 2011

Cafard, deuze.



Certains cafards sont plus faciles à éliminer que d'autres.

Et malgré les profs de littérature qui vous assènent lors d'études (sûrement) trop longues que les agonies symboliques ont un pouvoir cathartique, parfois regarder, filmer, jouir? de la destruction d'un nuisible n'a aucune résonnance sur l'état de celui dont les antennes rayent l'intérieur de l'âme, et qui pète le feu.

mardi 6 septembre 2011

Porte nawak

Cette rentrée est placée sous le signe de la porte.

D'abord, Gavroche, 18 kilos, un mètre quinze au garrot (en tirant bien) a réussi à niquer la porte blindée de l'entrée juste en appuyant dessus. Le gond est faussé (interlude pédagogique: on vous a dit à l'école que la porte tournait sur des gonds? Hahaha, je me marre, bande de naïfs que vous êtes, vous vous mettez le doigt jusqu'au milieu de la colonne! (c'est exprès que je ne dis pas d'où part le doigt. J'aime un peu de suspense.) )

En vrai, un gond ça s'appelle une pommelle, même que moi c'est ma pommelle haute qu'il faut remplacer, c'est mon serrurier qui me m'a dit et j'ai tendance à le croire, tout comme je l'ai cru quand il m'a dit que ça me coûterait 200 euros et que vaudrait mieux demander au bailleur de le remplacer après tout il me doit un truc vaguement appelé "Le gîte et le clos" et ça en fait partie, bref inutile de vous dire que mon bailleur en rit encore.

Mais comme j'ai un gentil gardien que je soudoie à grands coups de bouteilles de pinot à chaque fois que je reviens de Vendée (je crois qu'il n'ose pas me dire qu'il est musulman, il doit les revendre) il a dit au bailleur "Elle est gentille" et hop, baguette magique, le bailleur a dit bon, d'accord.

En revanche il n'a pas dit en quelle année, voire quel siècle la réparation était envisagée. Je vous tiens informé. En attendant, je soulève la porte pour l'ouvrir (blindée, donc, la porte, contrairement à moi), je soulève la porte pour la fermer (tiens, toujours blindée depuis ttaleur!) et mon osthéopathe se frotte à la fois les mains et mon dos.

Sinon un gentil voisin m'a informée que ma porte de cave était fracturée depuis trois mois et envisageais-je de la réparer pour éviter qu'elle ne se transforme en local à poubelle bis?

Ben non, j'envisageais-je pas. Vu que ceux qui ont fait ça n'ont pas pris la peine de piquer quoi que ce soit (même ils ont rien dérangé, ou alors ils ont foutu le bordel et tout remis après, merci) et que de toute façon ma cave est de temps à autre touchée par la crue des eaux usées je suis moyen motivée (et pourtant j'ai un serrurier rigolo, il a des histoires sympas mais bon. Par exemple je sais maintenant que Garcimore, tout magicien qu'il est, ben il a eu besoin de mon serrurier pour rentrer chez lui sans sa clé. Ca la fout mal, hein!).

(Oui je sais il est MORT Garcimore, ben ça prouve que j'ai raison: il était vraiment pas doué).

En revanche côté Paris Habitat tout est calme, et c'est visiblement pas demain que je vais la prendre, la porte. Dommage.





jeudi 1 septembre 2011

J'apprends en m'amusant

Où l'on perce enfin le mystère du sourire de la Joconde.



lundi 29 août 2011

Comme des cafards mais qui piquent, en plus petit, et avec des ailes

Suite à l'épisode désespérant où même dans le trou du cul de la campagne tourangelle je me suis fait agripper par un cafard subclaquant, j'ai décidé d'aller toujours plus loin pour vérifier si oui ou oui, j'étais une maudite des insectes. Je suis donc allée en Afrique avec Gavroche sous le bras, lui pour chercher Kirikou (qui comme nul ne l'ignore est le totem de la maison car il n'est pas grand MAIS il est Vaillant - alors que Vaillant, lui, n'a pas grand chose en commun avec Kirikou finalement) et moi pour échapper dans le désordre à un quotidien trop morne, un frigo trop vide, un appartement trop glauque, une absence trop présente (Cosette étant partie mesurer les cafards au Brésil) et tout le toutim de la vraie vie.

Dans l'Afrique où nous sommes allés, il ya plein d'animaux genre des ptits des gros, des méchants des gentils, des qui puent et d'autres qui puent un peu moins, et des qui courent très très vite d'un trou à l'autre sur la plage (et oui je parle bien de crabes), mais celui dont paraît-il il faut se méfier parce qu'il est très très méchant c'est un des plus petits: le moustique impaludé jusqu'au fond de la trompe. Enfin la moustique puisque Monsieur moustique on n'en a rien à secouer, il pique pas. A moins que le palu ne soit une maladie sexuellement transmissible chez les moustiques? Auquel cas ça aurait aussi son importance. Déjà faudrait savoir si les moustiques font du sexe. Alors certes, les femelles moustiques, ça pour sucer elles sucent, les salopes (barrez-vous les mômes c'est pas pour vous par ici). Mais pour la bagatelle je suis sûre qu'elles ont bien souvent la migraine, en tout cas moi j'en ai jamais vu se faire une partie de pattes en l'air, bref, revenons à nos moutons (qui dans le cadre du programme "les Africains n'ont vraiment pas de bol, ils ne peuvent même pas se tricoter un pull bien chaud pour l'hiver" n'ont pas de laine sur le dos là-bas. Donc on (je) les confond avec les chèvres.)

Donc des moustiques yen avait, pour tout un tas de raisons, genre pays tropical, saison des pluies, eaux stagnantes, et de toutes mes fréquentations de vacances, Gavroche y compris, yen a QU'UNE qui s'est fait piquer c'est MOI. Parce que c'était le ramadan et que les locaux bouffaient rien-et que les moustiques voulaient de la vraie bonne protéine, parce que Gavroche a le cul bordé de nouilles et le sang blindé d'hormones de synthèse et que les bestioles ont eu peur d'être ménopausées précocement si elles lui en pompaient quelques millilitres, et parce que c'est pas des vraies vacances sous 40° si t'es pas habillée en combi intégrale avec la peau qui brûle tellement tu t'es mis de l'insectécran spécial tropique à renouveler toutes les huit heures (sauf que toi tu renouvelles à chaque piqûre de moustique donc toutes les douze minutes environ).

Alors tirons des conclusions hâtives: dans une vie antérieure j'ai dû être un iguane ou une grosse grenouille qui bouffait des insectes et maintenant je paie (au sens propre aussi d'ailleurs car pour financer les vaccins exotiques, les boîtes de Malarone et les bidons d'anti-moustique remplis de placebo, faut vendre un rein).

Mais rendons cette justice à la petite côte sénégalaise: j'ai pas vu l'antenne d'un cafard.