lundi 28 mars 2011

Girls we wanna have fuuuun

Une de mes citations préférées du répertoire français:

"J'en ai rêvé si fort que les draps s'en souviennent".

(merci Méchant-Héry).

mercredi 16 mars 2011

Actu cafardeuse

Je suis très occupée.

Entre autres, parce que l'actu, qui en tue beaucoup en ce moment, me fait vivre. C'est du Darwinisme journalistique. C'est moche, mais il est certain qu'au pays des Bisounours, j'aurais beaucoup moins d'articles à traduire.

En passant, et comme le nucléaire est à la mode de chez nous, je tiens à souligner que d'après vous, QUI est le seul capable de survivre à une attaque atomique? Gaspard le cafard. Si ce n'est pas la preuve que tels les ongles de pieds de mes enfants négligés par une mère au bord du burn out, ces bêtes-là sont le mal incarné.

Les gens, les animaux, les plantes, couic, mais Gaspard, non, tout content, et hop, il est maître du monde. D'ailleurs, j'ai des preuves.

Et moi j'habite avec ces créatures-là. Pouah.

mercredi 2 mars 2011

Kinder surprise

Il suffit, ici, de déplacer un tantinet, de soulever un chouïa, de faire pivoter un micron pour à coup sûr gagner le gros lot.

Le gros lot a six pattes et deux antennes, et s'il a conscience que la bave au coin de mes lèvres, les éclairs dans mon regard et les jurons hystériques représentent un danger pour sa carapace, il fait le mort. A plat sur le ventre. C'est à dire il ferme les yeux très fort et il ne bouge plus, très fort aussi. Ce qui m'arrange, parce que quand il se rend compte que d'une part je suis pieds nus et que donc, je ne vais pas le piétiner, et que d'autre part il n'est pas si loin que ça de la bibliothèque et qu'en mettant ses six pattes à son cou il peut sauver ses tubules de malpighi (ça en jette, hein?), ben il se tire et il s'en tire, évidemment. Sauf quand mon instinct de survie a raison de mon instinct d'intello et que je lui jette les Misérables en travers de la gueule, mais je regrette toujours parce qu'après il faut laver le bouquin, et j'aime pas mouiller Hugo. Et tomber sur un bout d'antenne entre Thénardier et Jean Valjean, ça casse un peu l'ambiance barricade.

C'est pour cette raison que j'évite de déplacer couvercles, tabliers et autres machines à laver chez moi, ce serait dommage de les déranger. Sauf quand j'ai pas le choix. Comme hier, par exemple, où j'ai déplacé de quelques centimètres le dessus du lave-vaisselle, et ben ça a pas raté:



Remarquez que la bête est sur le dos. Un cancrelat de l'Actor's Studio, qui trouve que ça fait plus réaliste de jouer les macchabées les quatre fers en l'air? Ou un cas de cafard exhibitionniste kiffant à l'idée de me mettre son gros (sa grosse?) tubule sous le nez? Ben imaginez-vous que même pas. Il était VRAIMENT mort (oh, j'aimerais tant que ce soit la fin du cafard de mon lave-vaisselle! Dieu des cloportes, ayez pitié de mes nerfs!) Du moins j'espère parce que je l'ai aspiré, et s'il était pas cané il est en train de faire la teuf dans le sac de l'aspirateur, ou d'y pondre tranquillement des milliards d'oeufs dont le sang impur ne manquera pas d'abreuver les sillons de ma douleur. Bref. J'aurais aimé je crois pouvoir me dire que j'étais tombé sur un insecte obsédé, un déviant au milieu de ces foules grégaires qui ne vivent que pour mourir et ben même PAS!

Sachez que les cafards se reproduisent dos à dos. Si c'est pas pitoyable.

Ce qui prouve deux choses:

tout d'abord, ils doivent grave se faire chier au lit. Ben oui, imaginez-vous baiser dos à dos. A moins de tapisser toute la chambre de miroirs, ça doit être limite barbant (j'en vois, salut les filles, qui se disent oui mais parfois on doit pouvoir en profiter pour s'épiler ou regarder Desperate Housewives quand ça dure trop. Certes. Mais ne me faites pas croire que ça rend la chose moins pathétique).

Et l'autre chose que ça prouve, c'est que les cafards sont en fait réellement des obsédés et insolents et vulgaires avec ça. Parce que quand ils font le mort sur le ventre, en fait, c'est pour le coup qu'ils me la montrent grave.

PS: Ayé, on sait enfin d'où vient l'expression "faire un enfant dans le dos", du coup.

vendredi 18 février 2011

C'est bête, ah, bon dieu!

Après un iguane dans mon ascenseur, un cafard dans mon imprimante (ou au choix lave-vaisselle/bureau/couloir/tapis/ya guère que dans mon cul...mais je m'égare) et un rat dans ma cour, j'ai trouvé, par un moche matin d'hiver, une coccinelle dans mon tiroir à culottes.




Les paris sont ouverts. Était-ce un mâle féru de franfreluches dentelières et en quête de sensations? Une femelle qui se croyait perdue dans un magasin de lingerie géante? Un message poétique envoyé par mon ange-gardien, qui ainsi me faisait savoir qu'une coccinelle ne fait pas le printemps, certes, mais qu'il reste de l'espoir et que la vie peut-être rouge avec des points noirs et que si ça, ça donne pas une occasion d'espérer, alors quoi?

Je ne le saurai jamais. D'abord la coccinelle, elle était crevée. Et puis Gavroche l'a emportée pour la disséquer et faire des expériences en vacances. Si ça se trouve, c'est exactement ce qu'un petit diablotin est en train de faire avec mon ange-gardien, d'ailleurs.

Sinon comment expliquer ce courrier de Paris Habitat, poussé au cul par monsieur Philippe Jacquot que Monsieur Mano (Le grand chef des apparts à la mairie de Bertrand) a sollicité après un des mes multiples courriers vengeurs, qui dit:

"Je vous informe que mes services n'ont enregistré aucune demande de logement à votre nom".

"Je vous informe que mes services n'ont enregistré aucune demande de logement à votre nom".

Mais à la mairie du 18e, ils ont une pièce ENTIÈRE remplie de demandes de logements à mon nom! Il paraît qu'ils envisagent de me dédier un square, avec la statue d'un iguane géant, tellement ma persévérance fait plaisir à voir. Dans les grandes école, des étudiants appliqués apprennent mes missives par coeur, dans l'espoir de savoir, eux aussi, un jour, écrire la même lettre sous sept cents formes différente sans jamais répéter la même phrase!!!!

Ah, Philippe Jacquot, j'ai l'air de rigoler comme ça, mais je t'assure, c'est nerveux.

lundi 24 janvier 2011

Nuit grave.

Dimanche, alors que je me traînais les savates pour rentrer chez moi, les godillots alourdis par les vestiges d'un peu affable virus gastro-entérochiant, décomposée et blafarde, le moral dans les bas de contention et la mèche aussi crépue que grisonnante (ça fait envie, hein), je me fis héler- -que dis-je, alpaguer, accrocher, capturer même - par Ginette.

Ginette, immense baleine aux contours flous, appuyée sur son déambulateur rafistolé au gros scotch noir (ça va péter, mon Dieu faites que je ne sois pas là le jour où ça va péter), amarrée au milieu du Hall, se mit à claironner d'une voix de cor de brume mâtinée d'une arrière-gorge de lavandière poissarde, BONJOUR MON PTIIIIIIIIIIIIIIIIIIT faut aller me chercher des cigarettes elle s'ra gentille!

Alors d'habitude, oui, elle est assez gentille, elle tient les portes aux mémés, elle sourit aux marmots et elle donne la piécette à la bonne cause. Mais les lendemains de gastro qui chiantent, elle a la gentillesse parfumée au smecta et elle veut plus trop qu'on l'emmerde.

Hélas. J'ai tenté un timide "Écoutez là Ginette ça va pas être possible, je suis malade et..."
Et vlan!! La bonde s'est ouverte et une cascade de mots dépoitraillés m'est tombée sur la tête. Ginette s'est mise à beugler "Mais moi je suis handicapééééééééééééée je vais MOURIIIIIR (je vous mets les majuscules mais vous en prendrez jamais autant dans la vue que ce que j'ai pris dans les oreilles) je suis MALAAAAAAAAAAAADE..."

"Mais Ginette, ai-je tenté (vraiment pas motivée) en tentant de respirer dans cette déferlante baveuse, c'est DIMANCHE! Le tabac est fermé!"

Et là pof! Miracle, le robinet s'est fermé d'un coup sec, Ginette a sorti son larfeuille, m'a collé six euros dans la pogne et m'a dit tranquillement "Mais porte de St Ouen yen a un d'ouvert le dimanche, c'est pas loin."

C'est comme ça qu'au lieu de me recoller au plumard devant une improbable série constipante à mâcher tranquillement du riz au smecta je me suis retrouvée porte de St Ouen à acheter des Rothmans bleues, que j'ai même pas pu en carotter une ou deux, je fume plus depuis dix piges.

Fumer tue? Je demande à voir, moi.


lundi 17 janvier 2011

Désolée...

...mais en ce moment, je suis coincée dans l'ascenseur.

Odon et moi, on se fait un morpion.

(Oui, j'ai décidé d'appeler l'iguane Odon).

(Je fais ce que bon me chante, je suis maîtresse de cet endroit, HAHAHA, si je veux je déclare la dictature absolue et je décrète que tous les mercredis c'est ma fête et qu'il faut m'abreuver de chocolat et vaporiser du Baygon tout autour de moi quand je me déplace, et jeter ces jolis grains de mort-aux rats roses sur mon passage. Et j'ai droit de vie et de mort sur tout rampant qui ose se présenter devant mes yeux. Et si je veux je peux exercer un droit de cuissage sur le gardien, mais franchement, non en fait. Non non, n'insistez pas, même pas pour de l'argent, faut pas déconner, ya des limites à la déprime. Je vais lui filer des étrennes déjà, ça va bien).

Vous pouvez disposer.


samedi 1 janvier 2011

Sous le signe du cafard

A une heure vingt-huit ce premier matin d'une année qui, pour être nouvelle aux yeux des adeptes du calendrier grégorien, n'a rien pour augurer de lendemains qui chantent ailleurs qu'à La Star Ac, c'est-à-dire en amateurs et sans but plus noble que celui d'être vus et reconnus pour ce qu'ils ne sont pas, j'ai célébré le premier jour du reste de ma vie de locataire de ce HLM de déprime en écrabouillant un gigantesque cancrelat affolé.

Je crois que j'ai eu leur chef.

A moins que...

Celui qui part tout seul, en éclaireur, pour les autres, affrontant tous les risques, celui de se faire surprendre et aplatir par une chaussure (ou une boîte en carton en l'occurrence), prospecter s'il n'y aurait pas de quoi nourrir la tribu dans les confins oubliés d'un radiateur qui fuit et dont la chaleur humide est propice à la profusion de vermine et autres champignons, celui-là, pour impressionnant qu'il fût (et je ne souhaite pas même paix à son âme, je m'en tamponne les antennes, j'ai d'autres cafards à fouetter en ce moment que de pleurer sur un insecte), avait-il la moindre chance d'être un jour un chef?

Ca m'étonnerait. Quand on est malin, on ne s'expose pas, on envoie les autres, et on en tire les conclusions qui s'imposent. Il a succombé? Après tout, il s'était lancé, et il aurait été le premier à jouir du butin si les antennes de la chance lui avaient souri.

En gros, j'ai écrabouillé un Kerviel. Il a pris pour tous les autres, seul coupable, seul responsable. Il repose dans la poubelle, les entrailles collées à une boîte de dentifrice vide. Mais la machine et toujours là, et grouille dans l'ombre. Elle m'attend au tournant d'une tisane irréfléchie, ou d'un petit déjeuner comateux.

Bonne année!