Je suis en vacances.
Au bout d'une semaine à la mer, je suis repassée, l'espace d'une nuit, dans mon antre maudite. Ben c'était la fête du slip. Le melon melonnait, les cafards cafardaient, c'était à la fois repoussant, sale et ridicule de grouillitude. Chaque pas dans la cuisine provoquait la fuite paniquée d'un cancrelat dérangé, et la vaporisation de mon pote Baygon vers la plinthe a fait jaillir des cafards paniqués qui ont poussé leur dernier soupir au milieu du lino.
Mais comment font-ils pour, en cinq minute, anéantir totalement mes provisions de zénitude et d'énergie laborieusement accumulées pendant sept jours d'avalage de chocolat, teurgoule, et autres rocher suchard?
Du coup, dégoûtée, je suis repartie pour trois semaines. J'imagine qu'à mon retour nous glisserons joyeusement sur un tapis de blattes qui auront enfin pris le pouvoir, et je prie pour que le plafond de la cuisine, qui ne demande qu'à s'écrouler au bout de sept mois de dégoulinade non-stop, ait profité de mon absence pour faire descendre les voisins au niveau de mon bac d'évier.
Et sinon, ben, on continuera la lutte.
mardi 20 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
J'irai cracher sur vos baux
Voilà.
Alors j'avais trouvé un super-plan dans le privé. Dix mètres carrés de moins qu'ici, et 800 euros de plus (DE PLUS!) par mois. Mais dans ma desespérance d'épargner le (double) kilomètre quotidien à mon Gavroche aux petites pattes, dans mon fol espoir de ne pas tomber sur un cafard en allumant la lumière de la salle de bain le matin, dans mon illusion naïve de fille qui croit qu'elle peut faire grandir ses mômes ailleurs que dans l'amiante et l'odeur de sardine grillée au petit-déjeuner, j'étais PRÊTE à ne plus bouffer que des pâtes à rien et à donner des cours de gouache sur boîte de conserve aux bobos montmartrois, et j'avais dit banco. Je prends.
Et puis la réalité m'est tombée sur la gueule.
"Madame, vous n'êtes pas salariée."
Autrement dit, "Vous puez de la gueule, Morue, et auriez-vous les revenus de Bill Gates lui-même, si ya pas la signature de votre seigneurémaître, aka le PATRON, au coin de la feuille de paie, vous pouvez vous la carrer dans l'échalote et faire la danse du cerfeuil mou, on vous louera point, c'est niet."
Ô rage, ô désespoir.
Un jour je serai riche, célèbre et propriétaire foncière, et j'irai pisser dans vos boîtes aux lettres de gestionnaires de patrimoines de mes deux.
Alors j'avais trouvé un super-plan dans le privé. Dix mètres carrés de moins qu'ici, et 800 euros de plus (DE PLUS!) par mois. Mais dans ma desespérance d'épargner le (double) kilomètre quotidien à mon Gavroche aux petites pattes, dans mon fol espoir de ne pas tomber sur un cafard en allumant la lumière de la salle de bain le matin, dans mon illusion naïve de fille qui croit qu'elle peut faire grandir ses mômes ailleurs que dans l'amiante et l'odeur de sardine grillée au petit-déjeuner, j'étais PRÊTE à ne plus bouffer que des pâtes à rien et à donner des cours de gouache sur boîte de conserve aux bobos montmartrois, et j'avais dit banco. Je prends.
Et puis la réalité m'est tombée sur la gueule.
"Madame, vous n'êtes pas salariée."
Autrement dit, "Vous puez de la gueule, Morue, et auriez-vous les revenus de Bill Gates lui-même, si ya pas la signature de votre seigneurémaître, aka le PATRON, au coin de la feuille de paie, vous pouvez vous la carrer dans l'échalote et faire la danse du cerfeuil mou, on vous louera point, c'est niet."
Ô rage, ô désespoir.
Un jour je serai riche, célèbre et propriétaire foncière, et j'irai pisser dans vos boîtes aux lettres de gestionnaires de patrimoines de mes deux.
mardi 6 juillet 2010
prends-en, de la graine
Plic, ploc.
Ca ne s'arrête jamais.
Je me ploquifie. Je ploquoie. Je plocationne. Ploc. Ploc. C'est la ploquitude absolue dans la cuisine. Ploc. Le soir je me couche, je m'emploque, je rêve en ploquivision. Le matin le réveil ploque et je plic une crise. Je mange du plic, je bois du ploc, les enfants me font ploquiser trois fois par jour.
ploc.
Ploc.
PLoc.
PLOc.
PLOC.
Problème
Latent
Orrible (oui, je sais, c'est mon blog, je fume mes H si je veux).
Cannibalistique.
Ploc.
Et puis un jour....
Pour moins entendre le plic, le ploc, j'ai mis un genre d'éponge carrée au fond de l'évier.
Ploc. Pluc. Pluc. Pluc.
Et puis, un jour.....
Nous avons mangé du melon.
Et un pépin s'est fait la malle, ni vu ni connu, sous l'éponge.
Pluc.
Pluc.
Et puis, un jour....

Rapprochez-vous un peu, pour voir.

Donc voilà. c'est officiel, il pousse des melons dans ma cuisine. Et moi qui chouignais de ne pas pouvoir mettre de fleurs aux fenêtres.
A un iguane dans mon ascenseur, un cafard dans mon lave-vaisselle, un rat dans la sandale de Cosette, et un vélo dans la tête de mon gérant je vais pouvoir rajouter un melon dans mon évier.
Je sens les goulus, les gourmands, me dire que quoi, j'ose me plaindre, alors que je vais bientôt (?) pouvoir manger du melon aux frais de la princesse, tout ça.
A ces envieux je rappellerai que la belle plante est nourrie à l'eau sale des voisins non moins crados du dessus. Qu'ils viennent y goûter, s'ils l'osent.
En attendant je n'y touche pas, les cafards aussi ont droit à leur Paris-Plage.
Ca ne s'arrête jamais.
Je me ploquifie. Je ploquoie. Je plocationne. Ploc. Ploc. C'est la ploquitude absolue dans la cuisine. Ploc. Le soir je me couche, je m'emploque, je rêve en ploquivision. Le matin le réveil ploque et je plic une crise. Je mange du plic, je bois du ploc, les enfants me font ploquiser trois fois par jour.
ploc.
Ploc.
PLoc.
PLOc.
PLOC.
Problème
Latent
Orrible (oui, je sais, c'est mon blog, je fume mes H si je veux).
Cannibalistique.
Ploc.
Et puis un jour....
Pour moins entendre le plic, le ploc, j'ai mis un genre d'éponge carrée au fond de l'évier.
Ploc. Pluc. Pluc. Pluc.
Et puis, un jour.....
Nous avons mangé du melon.
Et un pépin s'est fait la malle, ni vu ni connu, sous l'éponge.
Pluc.
Pluc.
Et puis, un jour....

Rapprochez-vous un peu, pour voir.
Donc voilà. c'est officiel, il pousse des melons dans ma cuisine. Et moi qui chouignais de ne pas pouvoir mettre de fleurs aux fenêtres.
A un iguane dans mon ascenseur, un cafard dans mon lave-vaisselle, un rat dans la sandale de Cosette, et un vélo dans la tête de mon gérant je vais pouvoir rajouter un melon dans mon évier.
Je sens les goulus, les gourmands, me dire que quoi, j'ose me plaindre, alors que je vais bientôt (?) pouvoir manger du melon aux frais de la princesse, tout ça.
A ces envieux je rappellerai que la belle plante est nourrie à l'eau sale des voisins non moins crados du dessus. Qu'ils viennent y goûter, s'ils l'osent.
En attendant je n'y touche pas, les cafards aussi ont droit à leur Paris-Plage.
lundi 28 juin 2010
Le retour du ploc
A la demande générale d'au moins un lecteur, en exclusivité une preuve filmée du ploc de la rue Vauvenargues.
Contexte: il y a eu des périodes d'accalmie, mais là depuis plusieurs semaines c'est non-stop.
Et c'est comme ça depuis plus de six mois.
Le voisin est au courant (il s'en fout).
Le gardien est au courant (il s'en fout).
Le gérant est au courant (il s'en fout).
La prise est au courant (hahaha.)
Enfin, elle est surtout pas très loin de la fuite, l'applique électrique. Plic, ploc, boum.
© Romuald
Voice over: Anna.
Idée originale: les dingues du dessus.
vendredi 25 juin 2010
A Trappe, couillon
Voilà-ty pas que je me rends compte que je vous ai pas encore parlé de ma trappe de cuisine!

Je pense qu'on peut raisonnablement appeler ça un TROU.
On m'a assurée qu'ON y mettrait une trappe. c'était il y a 723 jours environ. Depuis j'ai réclamé ma trappe à tous les représentants de Paris Habitat, gardiens, gérants, plombiers, femmes de ménage, réparateurs d'ascenseur, bref à tout ce qui bouge. Rien n'y a fait.
Je me suis décidée en attendant à boucher le trou avec du papier adhésif vert.
Et puis comme je suis une fille, au bout de 600 jours, je me suis lassée du vert.
(Bon j'ai été pas mal aidée dans ce revirement par le monsieur qui relève les compteurs d'eau du trou, et qui m'oblige à arracher le papier adhésif tous les six mois, après on peut le remettre mais ça fait des plis, c'est très inélégant, c'est pas parce qu'on a un plafond qui goutte, une peinture qui s'écaille et des cafards qui se croient à Disneyland dans la litière du chat qu'il faut se laisser rider le vénilia quand même).
Donc, un beau jour, arrachage ferme et définitif du papier vert.
Et hop!
Qu'est-ce qui était collé sur l'adhésif, côté trou?
Agathe la blatte et Nicolas le cancrelat!
C'est pas méga-méga rapide comme technique d'extermination mais ça a l'air efficace.

Donc, dans un esprit combinant esthétique, coquetterie et pompes funèbres, j'ai décidé que mes prochains cafards du trou caneraient dans un esprit désuet et confiturier, non sans rappeler les nappes de nos vacances d'antan, et qu'ils entendraient dans leurs derniers instants les cigales d'Italie grincer dans leurs antennes (sauf qu'en fait ça fait ploc tout le temps dans la cuisine, à cause de la fuite).

Dégueulicht, nein?
(Ma cuisine recèle un nombre illimité de sources de posts. Il continue à pleuvoir dedans, d'ailleurs, je dis ça au cas où Monsieur mon gérant passerait par là).
Alors quand je suis arrivée dans ce splendide appartement, dans le mur de la cuisine yavait ça:
Je pense qu'on peut raisonnablement appeler ça un TROU.
On m'a assurée qu'ON y mettrait une trappe. c'était il y a 723 jours environ. Depuis j'ai réclamé ma trappe à tous les représentants de Paris Habitat, gardiens, gérants, plombiers, femmes de ménage, réparateurs d'ascenseur, bref à tout ce qui bouge. Rien n'y a fait.
Je me suis décidée en attendant à boucher le trou avec du papier adhésif vert.
Et puis comme je suis une fille, au bout de 600 jours, je me suis lassée du vert.
(Bon j'ai été pas mal aidée dans ce revirement par le monsieur qui relève les compteurs d'eau du trou, et qui m'oblige à arracher le papier adhésif tous les six mois, après on peut le remettre mais ça fait des plis, c'est très inélégant, c'est pas parce qu'on a un plafond qui goutte, une peinture qui s'écaille et des cafards qui se croient à Disneyland dans la litière du chat qu'il faut se laisser rider le vénilia quand même).
Donc, un beau jour, arrachage ferme et définitif du papier vert.
Et hop!
Qu'est-ce qui était collé sur l'adhésif, côté trou?
Agathe la blatte et Nicolas le cancrelat!
C'est pas méga-méga rapide comme technique d'extermination mais ça a l'air efficace.
Donc, dans un esprit combinant esthétique, coquetterie et pompes funèbres, j'ai décidé que mes prochains cafards du trou caneraient dans un esprit désuet et confiturier, non sans rappeler les nappes de nos vacances d'antan, et qu'ils entendraient dans leurs derniers instants les cigales d'Italie grincer dans leurs antennes (sauf qu'en fait ça fait ploc tout le temps dans la cuisine, à cause de la fuite).
Dégueulicht, nein?
samedi 19 juin 2010
Interlude
En attendant que je remette de l'ordre dans mes hormones, un peu de (bonne) (sisi, très bonne) musique:
Je m'y retrouve assez, sauf que les cafards, rien à faire, ça me fait pas marrer.
mardi 15 juin 2010
SORTEZ-MOI DE LÀ
Ils sont partout? Ils sont partout.
Vos murs viennent de trembler? ce n'est pas l'orage, c'est juste moi qui viens d'ouvrir le tiroir de mon imprimante pour y mettre du papier, et qui me suis fait surprendre par un énorme cafard catégorie trois mille, qui s'est mis à courir comme un dératé pendant que je hurlais comme une hystérique.
En plein jour (en principe ils n'aiment pas la lumière. En vrai, ils s'en foutent, les miens).
Alors dans la cuisine, je dis pas. C'est chaud, c'est humide, ya à manger. Ca reste dégueulasse mais ça fait limite circonscrit.
Dans la salle de bain, je comprends. Chaud humide, etc.
Mais dans mon imprimante? Ils sont combien là-dedans? J'ose plus faire de photocopie, j'ai peur qu'il en sorte en deux dimensions, grimaçant sur ma feuille A4. Et dans la télévision? Dans la chaîne hi-fi? Dans mon ordi? Ils sont partout?
Et la garantie, elle fonctionne pour une imprimante-photocopieuse noyée au Baygon?
Les soirs où j'en ai marre de rêver à habiter ailleurs, je me pose cette question qui remplace avantageusement le comptage de moutons: le jour où (pitié, pas "si un jour") je déménagerai, comment m'assurer que je n'en emmène pas avec moi?
J'ai envie de vomir.
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