mardi 6 septembre 2011

Porte nawak

Cette rentrée est placée sous le signe de la porte.

D'abord, Gavroche, 18 kilos, un mètre quinze au garrot (en tirant bien) a réussi à niquer la porte blindée de l'entrée juste en appuyant dessus. Le gond est faussé (interlude pédagogique: on vous a dit à l'école que la porte tournait sur des gonds? Hahaha, je me marre, bande de naïfs que vous êtes, vous vous mettez le doigt jusqu'au milieu de la colonne! (c'est exprès que je ne dis pas d'où part le doigt. J'aime un peu de suspense.) )

En vrai, un gond ça s'appelle une pommelle, même que moi c'est ma pommelle haute qu'il faut remplacer, c'est mon serrurier qui me m'a dit et j'ai tendance à le croire, tout comme je l'ai cru quand il m'a dit que ça me coûterait 200 euros et que vaudrait mieux demander au bailleur de le remplacer après tout il me doit un truc vaguement appelé "Le gîte et le clos" et ça en fait partie, bref inutile de vous dire que mon bailleur en rit encore.

Mais comme j'ai un gentil gardien que je soudoie à grands coups de bouteilles de pinot à chaque fois que je reviens de Vendée (je crois qu'il n'ose pas me dire qu'il est musulman, il doit les revendre) il a dit au bailleur "Elle est gentille" et hop, baguette magique, le bailleur a dit bon, d'accord.

En revanche il n'a pas dit en quelle année, voire quel siècle la réparation était envisagée. Je vous tiens informé. En attendant, je soulève la porte pour l'ouvrir (blindée, donc, la porte, contrairement à moi), je soulève la porte pour la fermer (tiens, toujours blindée depuis ttaleur!) et mon osthéopathe se frotte à la fois les mains et mon dos.

Sinon un gentil voisin m'a informée que ma porte de cave était fracturée depuis trois mois et envisageais-je de la réparer pour éviter qu'elle ne se transforme en local à poubelle bis?

Ben non, j'envisageais-je pas. Vu que ceux qui ont fait ça n'ont pas pris la peine de piquer quoi que ce soit (même ils ont rien dérangé, ou alors ils ont foutu le bordel et tout remis après, merci) et que de toute façon ma cave est de temps à autre touchée par la crue des eaux usées je suis moyen motivée (et pourtant j'ai un serrurier rigolo, il a des histoires sympas mais bon. Par exemple je sais maintenant que Garcimore, tout magicien qu'il est, ben il a eu besoin de mon serrurier pour rentrer chez lui sans sa clé. Ca la fout mal, hein!).

(Oui je sais il est MORT Garcimore, ben ça prouve que j'ai raison: il était vraiment pas doué).

En revanche côté Paris Habitat tout est calme, et c'est visiblement pas demain que je vais la prendre, la porte. Dommage.





jeudi 1 septembre 2011

J'apprends en m'amusant

Où l'on perce enfin le mystère du sourire de la Joconde.



lundi 29 août 2011

Comme des cafards mais qui piquent, en plus petit, et avec des ailes

Suite à l'épisode désespérant où même dans le trou du cul de la campagne tourangelle je me suis fait agripper par un cafard subclaquant, j'ai décidé d'aller toujours plus loin pour vérifier si oui ou oui, j'étais une maudite des insectes. Je suis donc allée en Afrique avec Gavroche sous le bras, lui pour chercher Kirikou (qui comme nul ne l'ignore est le totem de la maison car il n'est pas grand MAIS il est Vaillant - alors que Vaillant, lui, n'a pas grand chose en commun avec Kirikou finalement) et moi pour échapper dans le désordre à un quotidien trop morne, un frigo trop vide, un appartement trop glauque, une absence trop présente (Cosette étant partie mesurer les cafards au Brésil) et tout le toutim de la vraie vie.

Dans l'Afrique où nous sommes allés, il ya plein d'animaux genre des ptits des gros, des méchants des gentils, des qui puent et d'autres qui puent un peu moins, et des qui courent très très vite d'un trou à l'autre sur la plage (et oui je parle bien de crabes), mais celui dont paraît-il il faut se méfier parce qu'il est très très méchant c'est un des plus petits: le moustique impaludé jusqu'au fond de la trompe. Enfin la moustique puisque Monsieur moustique on n'en a rien à secouer, il pique pas. A moins que le palu ne soit une maladie sexuellement transmissible chez les moustiques? Auquel cas ça aurait aussi son importance. Déjà faudrait savoir si les moustiques font du sexe. Alors certes, les femelles moustiques, ça pour sucer elles sucent, les salopes (barrez-vous les mômes c'est pas pour vous par ici). Mais pour la bagatelle je suis sûre qu'elles ont bien souvent la migraine, en tout cas moi j'en ai jamais vu se faire une partie de pattes en l'air, bref, revenons à nos moutons (qui dans le cadre du programme "les Africains n'ont vraiment pas de bol, ils ne peuvent même pas se tricoter un pull bien chaud pour l'hiver" n'ont pas de laine sur le dos là-bas. Donc on (je) les confond avec les chèvres.)

Donc des moustiques yen avait, pour tout un tas de raisons, genre pays tropical, saison des pluies, eaux stagnantes, et de toutes mes fréquentations de vacances, Gavroche y compris, yen a QU'UNE qui s'est fait piquer c'est MOI. Parce que c'était le ramadan et que les locaux bouffaient rien-et que les moustiques voulaient de la vraie bonne protéine, parce que Gavroche a le cul bordé de nouilles et le sang blindé d'hormones de synthèse et que les bestioles ont eu peur d'être ménopausées précocement si elles lui en pompaient quelques millilitres, et parce que c'est pas des vraies vacances sous 40° si t'es pas habillée en combi intégrale avec la peau qui brûle tellement tu t'es mis de l'insectécran spécial tropique à renouveler toutes les huit heures (sauf que toi tu renouvelles à chaque piqûre de moustique donc toutes les douze minutes environ).

Alors tirons des conclusions hâtives: dans une vie antérieure j'ai dû être un iguane ou une grosse grenouille qui bouffait des insectes et maintenant je paie (au sens propre aussi d'ailleurs car pour financer les vaccins exotiques, les boîtes de Malarone et les bidons d'anti-moustique remplis de placebo, faut vendre un rein).

Mais rendons cette justice à la petite côte sénégalaise: j'ai pas vu l'antenne d'un cafard.



samedi 2 juillet 2011

Very dick

Heureusement qu'il est là.

C'est grâce à lui que souvent le pire est évité.

J'imagine qu'il a fallu en interviewer, des tripotées de femmes, pour en arriver à un aussi beau résultat: profilé, ajouré, et puis parfaitement proportionné. Le mien je l'ai depuis dix ans. Je l'ai acheté après mon premier accouchement, parce qu'à la main c'était plus possible. Moins d'énergie, moins d'envie (les nuits sans sommeil, le retour de couche....), l'habitude s'installe, le compagnon n'est pas toujours d'accord pour s'y mettre, la fatigue surtout, bref, j'ai cédé à l'appel de la modernité, du plastique et du plaisir facile, immédiat, sans effort.

Et depuis, quel pied! Rapide et efficace, hop! Besoin de personne, moi! (sur la fin ça secoue quand même pas mal, mais les vibrations ça fait circuler il paraît). Bon évidemment, faut l'entretenir un minimum. Le nettoyer de temps en temps. Ce qui n'est pas désagréable, finalement. :)

Total maintenant je suis accro. Je m'en sers plusieurs fois par semaine (je suis pas la seule. Ma meilleure amie c'est tous les jours. Mais bon, elle a une vie de dingue, faut bien compenser). Quand il tombe en panne, je me démerde pour trouver une copine qui veut bien me prêter le sien. Mais je croise les doigts pour qu'il tienne encore le coup un moment. Regardez-moi ça si c'est pas de la belle ouvrage:





(Je suppute que c'est le filtre de lave-linge qui a gagné le concours Lépine).

Hum.

(ah bah oui mais c'est un peu les vacances, ya relâche).


vendredi 1 juillet 2011

Too hard to resist



Comme on le constate j'ai de grands talents de dessinatrice.

(Désolée mais là l'actualité me brûlait les neurones. Chais pas vous mais moi j'en peux déjà plus).

samedi 18 juin 2011

Tiens, voilà du boudin


Moi aussi je fais ce que je veux avec mon site.




Là, c'est le chat qui m'explique qu'il a vu un cafard mort. (On est très solidaires):



Et là, je prouve que je ne fais pas QUE trucider les bestioles ou me plaindre des voisins, parfois aussi je ramasse du vomi de chat sur un plateau (je suis très prompte à reconnaître le bruit du chat malade, après, il suffit de glisser le plateau d'une main agile et hop! Yapuka remettre le tout dans la gamelle).



(Remarquez l'air joyeux et quasiment pas crispé de la dame. )

Ce post grève rédactionnelle vous était offert par les établissements Feignasse Frères.

samedi 4 juin 2011

Tout le monde dit I love you

Je suis à la campagne. Râââââ. C'est aussi plein de petites bêtes de tout poil, mais curieusement je les supporte bien mieux que dans mon HLM, pour toutes sortes de raisons.

D'abord, là elles sont chez elles. J'ai beau éprouver une haine tenace, irrationnelle et exterminatrice à l'égard des bestioles, je dois reconnaître qu'elles ont un territoire à elles et que bon, si chacun reste chez soi après tout pourquoi pas. C'est pour ça que je ne les tue presque pas à la campagne (sauf les moustiques mais allez-y, osez prendre la défense de ces salopes suceuses de sang. Ha. Et les araignées mais c'est pas pareil, c'est prouvé scientifiquement que si elles vous piquent après vous devenez sinistré du justaucorps et que vous vous mettez à lancer des fils avec les mains et à porter une cagoule. Ce qui est dorénavant interdit en France, soit dit en passant.) Mais évidemment quand elles décrètent l'Anschluss et qu'elles se mettent à envahir la Pologne la cuisine, c'est de la légitime défense de les dézinguer au bazooka. Je trouve.

Ensuite la campagne, contrairement à ma cuisine, c'est grand. Donc si ya une bête ici, je peux aller là, et pas la voir. Chez moi c'est moins évident (chez moi si ya un cafard ici et que donc je choisis de courir là, j'ai de grandes chances de tomber derechef sur un autre cafard. Et du coup je vais où moi? Hein? Oui, à la campagne).

Enfin (notez les années d'études, texte en trois partie, d'abord, ensuite, enfin bac plus nonante pour en arriver là), la campagne j'y habite pas (manquerait plus que ça: et j'irais où en vacances?) donc je m'en fous c'est chez les autres. Elles peuvent grouiller les bêtes. Même pas mal. Chez moi yen a pas yen a moins.

Tout ça pour raconter une anecdote du plus grand intérêt. Dans la salle de bain de la campagne, donc, je me suis lavé les mains (car la campagne c'est assez salissant, ya de la terre partout) et reposé le savon dans le porte-savon. A ce moment là un CAFARD (oui) a surgi de nulle part (ou de derrière la vasque) et s'est PRÉCIPITÉ vers moi. En courant. Comme un fou. J'ai cru qu'il allait me sauter au cou, d'ailleurs je crois bien qu'il a crié "maman!" à un moment. Il a dérapé sur le porte-savon glissant et pof, il s'est retrouvé sur le dos, a battu l'air de ses ptites pattes dégueulasses, plein plein plein de fois et bing, il est mort.

Il-est-mort. En courant vers moi.

Ils me suivent.

Ils m'aiment.

Ils ne me lâcheront jamais, où que j'aille.

Dans le porte savon aux effluves de lavandes, un macchabée aux antennes encore tièdes commence sa lente décomposition, un sourire béat et amoureux aux lèvres. Kafka n'a qu'à bien se tenir.