lundi 28 juin 2010

Le retour du ploc

A la demande générale d'au moins un lecteur, en exclusivité une preuve filmée du ploc de la rue Vauvenargues.

Contexte: il y a eu des périodes d'accalmie, mais là depuis plusieurs semaines c'est non-stop.
Et c'est comme ça depuis plus de six mois.

Le voisin est au courant (il s'en fout).
Le gardien est au courant (il s'en fout).
Le gérant est au courant (il s'en fout).
La prise est au courant (hahaha.)
Enfin, elle est surtout pas très loin de la fuite, l'applique électrique. Plic, ploc, boum.


video

© Romuald
Voice over: Anna.
Idée originale: les dingues du dessus.

vendredi 25 juin 2010

A Trappe, couillon

Voilà-ty pas que je me rends compte que je vous ai pas encore parlé de ma trappe de cuisine!
(Ma cuisine recèle un nombre illimité de sources de posts. Il continue à pleuvoir dedans, d'ailleurs, je dis ça au cas où Monsieur mon gérant passerait par là).

Alors quand je suis arrivée dans ce splendide appartement, dans le mur de la cuisine yavait ça:




Je pense qu'on peut raisonnablement appeler ça un TROU.

On m'a assurée qu'ON y mettrait une trappe. c'était il y a 723 jours environ. Depuis j'ai réclamé ma trappe à tous les représentants de Paris Habitat, gardiens, gérants, plombiers, femmes de ménage, réparateurs d'ascenseur, bref à tout ce qui bouge. Rien n'y a fait.

Je me suis décidée en attendant à boucher le trou avec du papier adhésif vert.
Et puis comme je suis une fille, au bout de 600 jours, je me suis lassée du vert.
(Bon j'ai été pas mal aidée dans ce revirement par le monsieur qui relève les compteurs d'eau du trou, et qui m'oblige à arracher le papier adhésif tous les six mois, après on peut le remettre mais ça fait des plis, c'est très inélégant, c'est pas parce qu'on a un plafond qui goutte, une peinture qui s'écaille et des cafards qui se croient à Disneyland dans la litière du chat qu'il faut se laisser rider le vénilia quand même).

Donc, un beau jour, arrachage ferme et définitif du papier vert.
Et hop!
Qu'est-ce qui était collé sur l'adhésif, côté trou?
Agathe la blatte et Nicolas le cancrelat!

C'est pas méga-méga rapide comme technique d'extermination mais ça a l'air efficace.


Donc, dans un esprit combinant esthétique, coquetterie et pompes funèbres, j'ai décidé que mes prochains cafards du trou caneraient dans un esprit désuet et confiturier, non sans rappeler les nappes de nos vacances d'antan, et qu'ils entendraient dans leurs derniers instants les cigales d'Italie grincer dans leurs antennes (sauf qu'en fait ça fait ploc tout le temps dans la cuisine, à cause de la fuite).



Dégueulicht, nein?

samedi 19 juin 2010

Interlude

En attendant que je remette de l'ordre dans mes hormones, un peu de (bonne) (sisi, très bonne) musique:




Je m'y retrouve assez, sauf que les cafards, rien à faire, ça me fait pas marrer.

mardi 15 juin 2010

SORTEZ-MOI DE LÀ

Ils sont partout? Ils sont partout.
Vos murs viennent de trembler? ce n'est pas l'orage, c'est juste moi qui viens d'ouvrir le tiroir de mon imprimante pour y mettre du papier, et qui me suis fait surprendre par un énorme cafard catégorie trois mille, qui s'est mis à courir comme un dératé pendant que je hurlais comme une hystérique.

En plein jour (en principe ils n'aiment pas la lumière. En vrai, ils s'en foutent, les miens).

Alors dans la cuisine, je dis pas. C'est chaud, c'est humide, ya à manger. Ca reste dégueulasse mais ça fait limite circonscrit.

Dans la salle de bain, je comprends. Chaud humide, etc.

Mais dans mon imprimante? Ils sont combien là-dedans? J'ose plus faire de photocopie, j'ai peur qu'il en sorte en deux dimensions, grimaçant sur ma feuille A4. Et dans la télévision? Dans la chaîne hi-fi? Dans mon ordi? Ils sont partout?

Et la garantie, elle fonctionne pour une imprimante-photocopieuse noyée au Baygon?

Les soirs où j'en ai marre de rêver à habiter ailleurs, je me pose cette question qui remplace avantageusement le comptage de moutons: le jour où (pitié, pas "si un jour") je déménagerai, comment m'assurer que je n'en emmène pas avec moi?

J'ai envie de vomir.

L'ascenseur de 22h43

Je vous sens dans l'angoisse, rapport à la cage d'ascenseur béante.
Elle n'a pas béé longtemps (je crois que je n'y suis pas pour rien d'ailleurs, j'ai un peu joué du cor ici et ).
Deux jours plus tard, la porte palière était réparée (bon faut se mettre à deux pour l'ouvrir maintenant tellement le mécanisme est serré), l'ascenseur re-fonctionnait, tout rentrait dans l'ordre et les cafards étaient bien gardés.
De surprise, l'ascenseur numéro deux en a cessé de vivre.
(Depuis trois jours au moins. On espère tous qu'il n'y a personne dedans, parce que si c'est le cas l'odeur de sardine grillée qui annonce le printemps ne va bientôt plus suffire à couvrir celle de décomposition de la malheureuse mamie éventuellement bloquée dedans).

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

N'oubliez pas d'aller là, pour comprendre le titre:


(Pas pour les âmes trop sensibles)

(Ah, si: remarquez que l'adresse url de la page d'accueil de Paris Habitat comporte le mot "default". Je veux juste adresser un compliment fugace et admiratif à l'informaticien lucide qui a mis ça au point. J'aurais pas osé, moi).

mardi 8 juin 2010

L'ascenseur social

Ce matin (c'est souvent le matin...), un lapin. Que me posa ma banquière, coincée dans le RER.

Je suis rentrée chez moi même pas énervée (on va pas s'énerver pour si peu non plus), j'ai ouvert la porte de l'ascenseur de gauche, oubliant, étourdie que je suis, qu'il est en panne depuis au moins une semaine.

Et là, rien. Le vide. Bon, le vide du rez-de-chaussée, mais le vide quand même (avec quelques détritus au fond du vide pour faire bonne mesure, on est dans un HLM, quoi, merde. A Passy yaurait peut-être eu des colliers de perle et des mocassins, là c'était plutôt ambiance mégots et vieux mouchoirs qui puent dans une lumière jaune-parking qui sied merveilleusement au teint des iguanes.)
Je vous montre:





Et quand on levait la tête, ça donnait ça:







Je sais ce que vous êtes en train de vous dire. Que ça fait film d'horreur. Que c'est hyper-dangereux. Que les mômes qui se ruent dans l'ascenseur sans regarder risquent de tomber dans le trou et de se prendre un ascenseur tombé du onzième étage sur la tête, réduisant d'un coup le problème de surpopulation de certains apparts. Que si un accident arrive, qu'un môme tombe et se fait écrabouiller, que les médias apprennent que Paris Habitat avait été prévenu du dysfonctionnement avant, que même une locataire chiante en avait parlé sur son blog, et que le drame aurait pu être évité, ben ça va faire du grabuge.

Je suis bien d'accord.


Pause-rectum: ce soir un énorme cafard s'est promené sur mon BUREAU. Mon lieu de travail, qui est aussi, un peu, ma maison, vu qu'il y toute ma vie en petit dessus: mes clients préférés, ceux que je n'aime pas, les dessins de mes enfants, ma dose de chocolat de survie, mes projets de vacances, des feutres, des disques, la gloire de mon père et le château de ma mère, bref, mon île.
Il est venu sur mon île, le porc à antennes. Et je l'ai raté. J'aurais pas été au téléphone à ce moment-là j'en aurais sangloté de rage, de désespoir et de répugnance pour ce violeur à pattes.
Cinq minutes plus tard il se carapatait sur le lino, tout content le con. Il a reçu un Grévisse de 3000 pages sur la tête.



lundi 7 juin 2010

We might look easy pickin'...

Vous connaissez l'histoire du vaillant petit tailleur?
On peut être tout petit et avoir l'étoffe d'un héros.

Ben mon Gavroche, 6 ans et demi, un mètre cinq au garrot, haut comme même pas trois pommes, il a abattu son premier cafard ce matin. Et avant le petit-déjeuner encore.

Le souci c'est qu'après, il est devenu comme moi: il en voyait partout.

Je suis partagée entre la fierté de l'avoir vu vaincre son dragon (c'est mon fiiiiiils) et la pathétique peine que m'inflige la pensée que c'est au massacre des blattes qu'il doit aiguiser les premières armes de sa virilité naissante.

Ben, oui, parfois c'est pas très marrant.

mercredi 2 juin 2010

raining cats and dogs

Aujourd'hui, en revenant du marché, je me suis fait copieusement arroser par deux pigeons incontinents, qui faisaient ripaille sur le rebord de fenêtre d'une voisine qui aime les animaux.

En préparant le déjeuner, je me suis fait arroser par le plafond, qui recommence à goutter après une trêve d'une semaine que, connement, j'avais imaginée définitive. Mais ce n'était pas la fin de la guerre, un cessez-le-feu tout au plus.

Et ce matin, Gavroche est venu en courant me hurler sous la douche qu'une souris venait de traverser le salon. Evidemment, je ne l'ai pas cru. Et pourquoi pas un iguane dans mon ascenseur, tant qu'on y est?